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Tiens revoilà la Terre qui brûle. Le pays suffoque cette semaine et le dérèglement climatique revient dans les questionnements publics. Pendant les municipales, le sujet avait complètement disparu, relevait Arrêt sur images en avril.
Conséquence ou coïncidence, de nombreux maires écologistes ou apparenté·es ont été balayés par des candidats de droite. La vague de 2020 a reflué et les élus battus voient leurs réalisations être détricotées le plus souvent au nom du droit d’inventaire. À Bordeaux, l’ex-ministre macroniste, Thomas Cazenave a d’emblée pris trois mesures symboliques, racontées par Rue89 Bordeaux : couper les herbes folles, rétablir l’éclairage la nuit et promettre le retour d’un sapin de Noël en écorces et épines.
Trois choix à l'encontre de son prédécesseur Pierre Hurmic qui entendait défendre la biodiversité et la sobriété énergétique. Rue89 Strasbourg note que l’éclairage est aussi un sujet dans sa ville : « chaque kilowattheure économisé constitue un bénéfice direct pour la planète, pour la préservation de nos ressources naturelles et pour la biodiversité. Revenir en arrière, sans discernement, serait un signal contradictoire », regrette Pierre Ozenne, un ancien adjoint.
Le média alsacien s'est aussi rendu à l'autre bout de la France, en Isère, pour regarder la reprise en main par une ancienne préfète d’un village alternatif de 1470 habitant·es, Mens. Une mécanique qui n’est pas sans rappeler à une autre échelle les orientations de Véronique Sarselli, la nouvelle présidente de la métropole de Lyon qui a là encore mis sur pause - a minima - plusieurs projets lourds de sens dont les festivals du vélo et de l’alimentation. Une situation « temporaire », jure l’élue qui peut compter sur Rue89 Lyon pour continuer à scruter des choix loin d’être anodins.