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Promulguée ce 26 mai, la loi de simplification de la vie économique permet désormais de qualifier un data center - ou centre de données en bon français – de projet d’intérêt national majeur. À la clef, des procédures accélérées et des concertations publiques réduites pour implanter ces infrastructures dans tout le pays. L’ambition affichée ? Pouvoir répondre rapidement et localement aux besoins exponentiels de l’économie du numérique.
Pourtant, les datacenters posent question. Next raconte comment plusieurs associations de l’écosystème numérique interrogent cette course effrénée et appellent plutôt à mieux réguler nos usages, en évitant, par exemple, de mettre l’intelligence artificielle à toutes les sauces, sans réflexion préalable. Car le coût écologique est loin d’être neutre : notre partenaire spécialisé dans la tech relève ainsi que la consommation énergétique de ces installations - appelées à tripler dans le monde d’ici 2030 - est de nature à empêcher l’Europe d’atteindre ses objectifs climatiques. Next interroge aussi dans un article très fouillé les très forts besoins en eau pour refroidir les serveurs informatiques.
Ces projets sont aussi gourmands en espace. À Mulhouse, la contestation monte contre le projet de Microsoft sur 40 hectares au bord du Rhin qui va utiliser 80 % de la consommation électrique habituelle des habitant·es du Haut-Rhin, rapporte Rue89 Strasbourg. En Seine-et-Marne, Politis souligne le gigantisme d’un projet porté à coups de dizaines de milliards par le fonds souverain des Émirats arabes unis et l’entreprise française Mistral AI pour construire le plus gros centre de données d’Europe. Cette fois, ce sont 70 hectares de terres agricoles qui vont être artificialisés. « Un péril pour le vivant », résume le journal.