Publié le 26 mai 2026

2 min

Prisme : Le traitement des personnes étrangères par l'Etat

#Racisme

Tous les samedis matins, Prisme explore un sujet éclairé par les regards des nos 8 médias partenaires. Inscrivez-vous à notre newsletter.

 

Chaque samedi matin, retrouvez la revue de presse de Jean-Marie Leforestier et d'autres rendez-vous dans Prisme. Pour vous inscrire à cette newsletter (c'est gratuit) et recevoir la prochaine ce week-end, c'est ici !

 

 

Ils étaient seulement une centaine de personnes mercredi 20 mai place des droits de l’homme à Bordeaux pour rendre hommage à Ruben Torres. Rue89 Bordeaux raconte son histoire : visé par un gang au Honduras pour avoir dénoncé un crime, ce trentenaire s’était résolu à retourner au pays pour documenter les menaces qu’il y subissait et enfin convaincre la France de lui accorder l’asile. Il n’en a pas eu l’occasion : il a été retrouvé mort dans un ravin quelques jours après son retour. « La France ferme ses portes, l’Europe ferme ses portes, appliquant des résolutions de plus en plus inhumaines et de plus en plus absurdes », regrette Serge Milhé, au nom de l’Association de Solidarité avec Tous·te·s les Immigré·e·s (ASTI).
 

 

Ce drame vient effectivement souligner le durcissement de la politique d’immigration durant ce deuxième mandat d’Emmanuel Macron, qui crée d’autres drames. Dans le Calaisis, à la frontière franco-brittanique objet d’accord entre les deux pays, le « harcèlement d’Etat » a toujours court pour les personnes visant la traversée et « le nombre de morts à la frontière a augmenté de manière exponentielle ces dernières années », rappelle Louis Witter, photojournaliste qui livre un long entretien en vidéo à Arrêt sur images. 


Au quotidien, les personnes étrangères vivant en France voient leurs conditions de vie et leurs droits se dégrader. Les titulaires de titres de séjour doivent toujours plus batailler pour renouveler leurs papiers dans des préfectures engorgées, rapporte Politis. « Avec 930 000 dossiers en attente, l’administration maintient délibérément des centaines de milliers de personnes étrangères dans une insécurité juridique permanente, les exposant à la perte d’emploi, de logement ou de droits sociaux », dénonce notre média partenaire. À l’université encore, les frais d’inscription pour les étrangers non communautaires augmentent, passant de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers et plongeant les concerné·es dans des situations de précarité importante, comme le documente de longue date Rue89 Strasbourg

 

Des situations qui interviennent dans un débat public où la théorie raciste du grand remplacement s’est installée à rebours des faits statistiques, décrypte Reflets, rappelant que les étrangers représentent 8,8 % de la population française, soit seulement 1,4 point de plus qu’en 1975.

Par Jean-Marie Leforestier

Publié le 26 mai 2026

À lire aussi

#Actu

[A revoir] Ciné‐débat sur l’affaire Sarkozy‐Kadhafi : « On s’attendait au déferlement médiatique, pas au mensonge »

Publié le 04/11/2025 à 14:14

18 min

Ce jeudi 30 octobre, Mediacités et l’Aquarium Ciné-Café organisaient une soirée autour du documentaire Personne n’y comprend rien, consacré à l’affaire des financements libyens de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. La projection était suivie d’un échange – à (re)découvrir en vidéo – avec Yohanna Brette, partie civile au procès de l’ancien président, et le journaliste de Mediapart Fabien Escalona.

Bonjour 👋

Voici l'édition du  

Par Léna Rosada

Un jeu vidéo dont le scénario propose d’incarner un esclavagiste blanc qui fouette des esclaves noirs : Next décrit comment une plateforme de jeux en ligne a toléré une expression du racisme le plus crasse.

 

Trois sondages pour la présidentielle dès le mois de mai : Arrêt sur images questionne la pertinence (douteuse) et la temporalité d'outils de mesure de l'opinion faillibles et orientés.

#Libertés #Racisme

A Bacalan, des violences policières sur un étudiant bordelais toujours sans explications

Publié le 27/05/2026 à 06:00

6 min
#Communs #Écologie

Scandale des PFAS : « Dès la fin des années 2000, l’Etat avait une connaissance suffisante des risques pour agir »

Publié le 26/05/2026 à 15:39

8 min