L’incendie aux abords de l’aéroport de Bordeaux Mérignac (Facebook – Jeunes Sapeurs Pompiers Branne Castillon)
Il a reconnu avoir fumé une cigarette sur le lieu de départ du feu, sans toutefois affirmer que celle-ci était à l’origine du sinistre qui a coûté la vie à deux sapeurs-pompiers.
Un adolescent de 15 ans a été mis en examen ce jeudi 13 août, dans le cadre de l’enquête sur l’incendie qui avait coûté la vie à deux sapeurs-pompiers, le 21 juillet dernier à Mérignac. « Inconnu des services judiciaires », selon le procureur de la République de Bordeaux Renaud Gaudeul, le jeune homme est poursuivi pour « destruction involontaire par incendie de bois, landes, forêt ou maquis, ayant provoqué la mort d’autrui par manquement à une obligation de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou le règlement ».
Le communiqué du parquet précise également qu’à l’issue de son interrogatoire de première comparution, l’adolescent a été placé dans un centre éducatif fermé.
Une cigarette jetée
Les faits ont été établis au terme de plusieurs semaines d’investigations. Les enquêteurs avaient d’abord identifié la zone de départ du feu, mais « le mécanisme de mise à feu restant à déterminer ». Ils avaient ensuite découvert la présence d’un véhicule « à proximité immédiate de ce départ de feu », au moment des premiers signalements.
Les occupants du véhicule ont finalement été identifiés. Le 11 août, le conducteur et son passager, âgé de 15 ans, ont été placés en garde à vue. « Les deux individus admettaient leur présence sur le lieu de départ du feu », précise le parquet. Le conducteur majeur a finalement été « mis hors de cause ».
Le mineur a, lui, reconnu avoir fumé une cigarette puis l’avoir jetée. Il a déclaré penser qu’elle « pouvait être à l’origine du sinistre, sans certitude ».
Deux pompiers tués dans l’incendie
Le feu s’était déclaré le 21 juillet sur une parcelle boisée située à proximité du parking de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac. Prenant rapidement de l’ampleur, il avait nécessité l’intervention d’importants moyens de secours.
Lors des opérations d’extinction, deux sapeurs-pompiers, tous deux nés en 1992, avaient été piégés par les flammes et avaient perdu la vie.
L’enquête avait été confiée par le parquet de Bordeaux à la Direction interdépartementale de la police nationale, et plus précisément à la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) et à la division de la criminalité territoriale (DCT). Le 7 août, le parquet avait confié la suite des investigations à un magistrat instructeur.
