Publié le 04 février 2026

2 min

Déferlement de commentaires haineux contre Juliette Cailloux après son entretien dans Rue89 Bordeaux

#Genres #Libertés

Une vague de haine sur les réseaux sociaux a suivi la publication de notre entretien avec la nouvelle présidente de l’Observatoire des Camps de Réfugiés (O-CR). L’association réagit.

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Une vague de haine sur les réseaux sociaux a suivi la publication de notre entretien avec la nouvelle présidente de l’Observatoire des Camps de Réfugiés (O-CR). L’association réagit.

C’est un raz-de-marée de commentaires racistes, misogynes, violents qui vise Juliette Cailloux, la présidente de l’Observatoire des Camps de Réfugiés (O-CR). La Bordelaise, qui avait succédé à l’eurodéputée Rima Hassan, avait accordé à Rue89 Bordeaux un entretien sur son engagement et les missions de l’organisation. Relayé sur les réseaux sociaux (Instagram et Facebook), il a fait l’objet d’un millier de réactions haineuses.

« Sur les réseaux, la mécanique est rodée, on attaque la parole d’une femme pour étouffer celle des personnes exilées que l’O-CR défend », écrit l’O-CR pour dénoncer cet acharnement et répondre aux nombreux préjugés et « propos diffamatoires » exprimés dans les commentaires.

« Une collabo »

L’équipe de l’Observatoire précisé par exemple que les 60 membres de l’O-CR ne sont pas rémunérés, et qu’ils s’engagent bénévolement. Et à d’autres commentaires sur le « gaspillage de l’argent public » ou « pompe à fric du contribuable », l’organisation affirme qu’elle ne reçoit aucun financement de l’Etat, et « fonctionne uniquement grâce aux dons de particuliers » et à des « campagnes de collecte ».

L’O-CR explique également sa mission : « cartographier, documenter, analyser » sans qu’ « aucun parti politique ne dirige [ses] réflexions ». Il souligne que son champ d’intervention ne se limite pas à Gaza – argument repris ironiquement contre Rima Hassan.

Enfin, l’association s’indigne de certains messages qui « s’en prennent d’abord à une femme, à sa légitimité, sa parole, à sa position de responsabilité ». On peut lire « Blonde d’Aquitaine », « Une collabo lécheuse de babouches », « On voit à travers ses yeux qu’elle a un caillou dans la tête », « Belle et bête… mauvais Disney ça », « À quand la présidence d’un observatoire des cons »…

Rue89 Bordeaux dénonce la violence de ces messages et les contre-vérités et inepties véhiculées sur des questions de fond, et met en accès libre l’entretien pour y répondre. Notre média apporte son soutien sans réserve à Juliette Cailloux et à l’O-CR.

Par La Rédaction

Publié le 04 février 2026

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Bonjour 👋

Voici l'édition du  

Par Jean-Marie Leforestier

 

Un média de La Presse libre invité par un média de La Presse libre, on ne pouvait pas passer à côté. Dans une émission tournée à Toulouse, Arrêt sur images revient avec Mediacités et le candidat insoumis François Piquemal sur les municipales dans la ville, marquées par les soupçons d’ingérence étrangère.


Connaissez-vous l'attensité ? C'est le concept inventé par des militant·es pour combattre l'économie de l'attention qui nous abreuve d'images et nous incite à consommer frénétiquement. Politis nous explique comment reprendre la main sur ce qui nous accapare peut être un acte révolutionnaire.