Ariane Labed (à gauche), Médine et Blandine Rinkel.
Une loi datant de 2016 stipule que « la création artistique et sa diffusion sont libres ». Qu’en pensez-vous ?
Ariane Labed : Cette loi apparaît comme bienveillante envers la création culturelle, mais elle n’empêche pas qu’au sein de la production culturelle ce soient certains types de récit qui se retrouvent financés, valorisés et diffusés. Je n’ai pour ma part pas pâti de censure au cours de ma carrière. Mais la culture se retrouve uniformisée par une censure silencieuse : les artistes apprennent ce qu’ils doivent dire ou ne pas dire pour pouvoir percer. Je constate aussi, dans le cinéma et les séries, des biais bourgeois, blancs et...
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