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C’est le jour J : Orange commence à éteindre sa 2G en France métropolitaine. Un changement majeur qui va se dérouler sur toute l’année chez tous les opérateurs. L’Arcep fait les comptes : il reste encore 2,41 millions de SIM en circulation, qui représentent moins de 1 % du trafic.
Adieu la 2G Orange sur le « BAB »
C’est aujourd’hui, mardi 31 mars 2026, qu’Orange commence à éteindre sa 2G dans une zone très limitée pour le moment : « dans l’unité urbaine de Biarritz, Anglet, Bayonne (Côte basque 64) », soit une trentaine de communes selon l’Insee. Le 12 mai 2026, ce sera au tour du reste du département des Pyrénées-Atlantiques (64) et de celui des Landes (40).
En conséquence, « tous les téléphones mobiles limités à la 2G ne pourront plus accéder au réseau mobile Orange dans la zone concernée à partir du 31 mars 2026. Tous les équipements (IoT) utilisant exclusivement la 2G (alarmes, ascenseurs connectés, équipements industriels, solution de télémétrie, …) devront être remplacés ou mis à niveau pour rester opérationnels ».
En juin, Orange passera la seconde avec l’Ariège (09), la Haute-Garonne (31), le Gers (32), le Lot (46), le Lot-et-Garonne (47), les Hautes-Pyrénées (65) et le Tarn-et-Garonne (82). À partir de fin septembre, « la 2G sera définitivement arrêtée dans le reste de la France métropolitaine ». À la fin de l’année 2026, « la technologie 2G devrait donc avoir totalement disparu de l’ensemble du réseau mobile d’Orange en France métropolitaine ».
Techniquement, la 2G a déjà été arrêtée par Orange dans une zone en France : fin 2025, à la Réunion. Les autres territoires ultramarins seront aussi coupés progressivement cette année. La prochaine grosse échéance sera pour fin 2028 avec l’arrêt de la 3G, aussi bien en France métropolitaine que dans les outre-mer.
Bouygues Telecom et SFR aussi arrêteront la 2G d’ici à la fin de l’année. Chez Free Mobile, cela fait trois ans que la 2G est éteinte après une mise en service pendant… cinq mois seulement. Pour la 3G, SFR vise aussi fin 2028, tandis que Bouygues Telecom joue les prolongations jusqu’à fin 2029. Chez Free Mobile, la 3G est déjà éteinte depuis fin 2025, les clients passent forcément en itinérance chez Orange pour la 2G et la 3G.
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Encore 2,41 millions de cartes SIM 2G seulement en circulation
L’Arcep profite de cette journée symbolique pour mettre à jour son observatoire trimestriel des cartes SIM utilisées dans les terminaux compatibles uniquement avec la 2G et la 3G.
Pour des usages voix, SMS et Internet mobile, il reste encore 2,4 millions de cartes SIM 2G/3G (3 % du parc) dans les smartphones des utilisateurs, dont 1,42 million en 2G seulement. « Entre fin septembre 2025 et fin décembre 2025, une baisse de 9,5 % est constatée sur le parc des terminaux compatibles avec la 2G uniquement », note l’Arcep.
Pour les services Machine to Machine (M-to-M), il reste 2,82 millions de cartes SIM 2G/3G, dont 0,99 million en 2G seulement. Cette fois-ci, la baisse sur trois mois est de 9,2 %, quasi stable par rapport au précédent relevé.
Quoi qu’il en soit, cela fait un total de 2,41 millions de cartes SIM 2G (clients classiques et M-to-M). C’est moins que fin juin 2025 où il était question de 2,85 millions de cartes SIM et de 2,66 millions fin septembre 2025. Si on prend en compte les cartes 2G/3G, on arrive à 5,22 millions de SIM encore dans des terminaux fin 2025. Elles étaient 5,89 millions fin juin 2025.
Pour l’Arcep, « la décroissance du parc des cartes SIM « 2G » est appelée à s’intensifier davantage à mesure que se rapproche l’extinction complète des réseaux 2G ».


Moins de 1 % du trafic passe en 2G/3G
Dans le même temps, le régulateur des télécoms publie un rapport sur l’impact de l’extinction des technologies 2G et 3G sur la couverture des réseaux mobiles : « Aujourd’hui la part du trafic en 2G/3G est estimée à moins de 1 % selon les experts du Comité et la majorité du trafic voix passe par la 4G […] Au regard de ces éléments, il n’apparait pas que l’arrêt des réseaux 2G puis 3G puisse se traduire par des variations substantielles du niveau de couverture du territoire par les réseaux mobiles ».
De plus, le comité d’experts de l’Arcep « estime que les opérateurs ont les moyens de gérer l’extinction de la 2G puis de la 3G sans une régression de la couverture mobile ».
L’Arcep fait aussi le point sur la situation chez nos voisins. En Europe, « 9 pays n’ont pas relevé d’impact sur la couverture des services voix à la suite de l’extinction des réseaux 2G/3G et leur « refarming » de leur spectre en 4G/5G ». Dans un seul pays, « l’impact de l’arrêt de la 3G sur les services voix a été adressé par des changements de terminaux dans les régions rurales concernées et la souscription d’abonnements en 4G pour bénéficier de la VoLTE ».
99,8 % des sites d’émission 2G et 3G sont équipés de 4G
L’Arcep enfin a mis à jour sa foire aux questions sur la fermeture de la 2G et de la 3G. Elle explique notamment que, du côté des réseaux mobiles, « aujourd’hui, plus de 99,8 % des sites d’émission 2G et 3G sont équipés de 4G ». Le régulateur rappelle que les quatre principaux opérateurs français « participent à la collecte, au recyclage et au reconditionnement des téléphones mobiles, en mettant notamment en place des offres de reprise avantageuses pour les consommateurs ».
Quoi qu’il en soit, la fin de la 2G n’est pas sans soulever des questions dans certains secteurs, notamment la santé connectée, les alarmes, les voitures, les ascenseurs… Pour ce dernier cas, le gouvernement a publié un décret afin de « garantir la sécurité des ascenseurs ».
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