Publié le 17 mars 2026

3 min

Aux municipales 2026, l’abstention reste la première force politique dans le Rhône

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Dans plusieurs communes rhodaniennes, la soirée électorale a apporté son lot de surprises. Au soir du premier tour, les élections municipales 2026 n’ont pourtant pas dérogé à une règle : l’abstention demeure massive, même si elle est contenue dans le Rhône. À Lyon, le duel Aulas/Doucet a fortement mobilisé. On fait le point.

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Taux d’abstention au premier tour des élections municipales dans le Rhône

Dans plusieurs communes rhodaniennes, la soirée électorale a apporté son lot de surprises. Au soir du premier tour, les élections municipales 2026 n’ont pourtant pas dérogé à une règle : l’abstention demeure massive, même si elle est contenue dans le Rhône. À Lyon, le duel Aulas/Doucet a fortement mobilisé. On fait le point.

À l’heure du premier rendez-vous des élections municipales, dimanche 15 mars 2026, l’abstention a atteint un nouveau record (hors période covid) en France. Aux alentours de 42% sur le territoire, contre 36.5 % d’abstentionnistes en 2014. Le constat est clair : de plus en plus d’électeurs boudent le scrutin municipal.

Dans le Rhône, une abstention importante mais contenue

Organisé durant la pandémie de covid-19, le scrutin municipal de 2020 comptabilisait 61% d’abstentionnistes dans le Rhône. Un record absolu à relativiser au regard des mesures sanitaires et du risque épidémiologique. En 2014, 43,33% des Rhodaniens ne s’étaient pas rendus aux urnes. Exactement le même taux que pour les municipales 2026.

Taux d’abstention au premier tour des élections municipales dans le Rhône

À l’échelle du département, les taux de participation sont répartis inégalement selon les communes. Plusieurs facteurs procèdent à cette mécanique. D’Irigny à Quincieux, les communes de l’Ouest lyonnais délimitent une zone plus encline à la participation, entre 60 % et 66 % de participation.

Traditionnellement, les espaces favorisés en capital socio-économique votent davantage que les communes marginalisées géographiquement ou économiquement. D’autres facteurs n’incitent pas à se rendre aux urnes. « C’est le cas des communes avec une liste unique […] car l’enjeu est limité » détaille Julia Cagé, professeur d’économie à Sciences Po Paris.

Un record de participation à Lyon ?

Dans le Rhône, c’est la petite commune de Riverie qui détient le record de participation, avec 86,9% de votants. À l’inverse, c’est à Belleville qu’on a le moins voté, avec un taux d’abstention de 65,6%. Dans cette ville, une seule liste se présentait. Pour les villes où il y avait match, c’est vers l’est lyonnais qu’il faut se tourner. Dans des scrutins pourtant serrés, entre 61 et 63% des électeurs ne se sont pas rendus aux urnes à Saint-Fons, Vénissieux, et Vaulx-en-Velin.

À rebours des tendances nationales, ces élections municipales de 2026 ont largement mobilisé à Lyon. Le match entre Jean-Michel Aulas et Grégory Doucet a, au contraire, plutôt rassemblé. Avec 64,52% de participation à Lyon, un record a été battu. En fouillant dans les archives (c’est-à-dire jusqu’à l’élection de Michel Noir en 1989), Rue89Lyon n’a trouvé aucune trace d’une mobilisation aussi forte dans la capitale des Gaules. Preuve que le scrutin 2026, très clivant, a rassemblé.

À la Métropole, une frontière ouest/est

Taux d’abstention au premier tour des élections métropolitaines

Même constat à l’échelle métropolitaine. Les électeurs des 58 communes de la Métropole de Lyon se sont très inégalement déplacés pour se prononcer sur l’élection de leurs conseillers métropolitains. Hormis Lyon Sud-Est (44,4 %) les quatre autres circonscriptions lyonnaises affichent une abstention inférieure à 35 %.

L’Est lyonnais témoigne d’une désertion massive des bureaux de vote : 50 % à Portes des Alpes, 52 % à Décines-Charpieu, 60 % pour Portes du Sud, ou encore 65 % à Vaulx-en-Velin. À Villeurbanne, « tous ne sont pas au courant du scrutin métropolitain », expliquait par exemple dimanche 15 mars les assesseurs d’un bureau de vote, place Jules-Grandclément. Ce scrutin a parfois été boudé par manque de clarté donc.

Par Valentin Meunier

Publié le 17 mars 2026

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