Publié le 22 mars 2026

13 min

[Direct] Le second tour des élections municipales à Lille et dans le Nord – Pas‐de‐Calais

#Actu

Résultats commune par commune, cartes interactives, reportages, portraits des candidats, analyses et réactions... Suivez en direct le deuxième tour des élections municipales à Lille et dans sa métropole.

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Les panneaux d’affichage règlementaire à l’entrée d’un bureau de vote à Lille, dans le quartier de Moulins, où la candidate LFI Lahouaria Addouche s’est classée largement en tête au 1er tour. Photo : Matthieu Slisse / Mediacités 

A partir de 20h découvrez tous les résultats des élections municipales 2026 à Lille et dans sa métropole sur notre carte interactive ci‐dessus
Cliquez sur une zone pour voir les résultats. Mise à jour toutes les 5 minutes.

Les enjeux clés du second tour des municipales à Lille et dans la métropole

  • À Lille, le second tour de l’élection municipale consistera surtout en un duel à gauche. D’un côté le socialiste Arnaud Deslandes, héritier de Martine Aubry, auquel s’est rallié l’écologiste Stéphane Baly. De l’autre, Lahouaria Addouche pour La France insoumise.
  • Préférée à une union Verts‐LFI, l’alliance Verts‐PS passe mal chez une partie des militants écologistes. De quoi augurer d’une division des voix ?
  • Les deux dernières listes qualifiées pour ce second tour ne devraient faire que de la figuration. Pour la députée macroniste Violette Spillebout, l’enjeu sera de limiter la casse en tentant d’obtenir un maximum de sièges pour exister dans l’opposition. Pour Matthieu Valet, le candidat du RN, le pari est déjà réussi avec le retour du parti lepéniste au conseil municipal.
  • Ailleurs dans la métropole, le scrutin sera particulièrement scruté à Roubaix, où le député insoumis David Guiraud, très largement en tête au premier tour, pourrait offrir à LFI une victoire symbolique.
  • À Villeneuve‑d’Ascq, les partisans de Gérard Caudron jouent sa succession.
  • A Tourcoing, on s’attend à la victoire de Doriane Bécue qui a échoué de peu au premier tour et qui affronte des candidats RN et LFI au second.
  • On surveillera également le résultat de Wattrelos où le maire sortant divers gauche Dominique Baert est contraint à un second tour pour la première fois depuis sa première élection en 2001. Conseiller municipal RN, son principal adversaire a réussi au premier tour, le plus fort score de son parti dans la métropole (37 %).
  • Enfin, il faudra voir si le maire LFI de Faches‐Thumesnil parvient à conserver son siège. Devancé de deux points au premier tour par Brice Lauret, ancien candidat LR aux législatives, il n’a pas réussi à fusionner avec le candidat “divers” arrivé troisième et toujours qualifié.


Dimanche 22 mars – 09h30

Les enjeux du second tour dans la MEL, le Nord et le Pas de Calais

90,1%… C’est la part de communes du département du Nord dans lesquelles les électeurs pourront aller à la pêche (ou pratiquer n’importe quelle autre activité dominicale) sans mauvaise conscience aujourd’hui. Et pour cause : leur maire a été élu dès le premier tour dimanche dernier (583 communes sur 647). Dans le Pas‐de‐Calais, cette proportion monte même à 95,1% (842 communes sur 887). 

Consultez les résultats du premier tour dans le Nord et le Pas de Calais 

 

Ailleurs, en revanche, les urnes doivent parler une seconde fois. On vous a sélectionné quelques communes où les enjeux sont particulièrement importants : 

Dans la Métropole de Lille 

Roubaix : David Guiraud doit plier le match 

Très largement en tête du premier tour avec près de 47 % des voix, rien ne semble désormais pouvoir empêcher l’insoumis de troquer son écharpe de député contre celle de maire. D’autant que les adversaires de ce proche de Jean‐Luc Mélenchon ont été incapables d’organiser le « front anti‐LFI » imaginé un moment.

 

En savoir plus : 

 

Fâches‐Thumesnil : le labo LFI très menacé

Alors que La France Insoumise a réalisé une percée dans de nombreuses villes de la métropole lilloise au premier tour, Patrick Proisy, maire LFI de Faches‐Thumesnil depuis 2020 est devancé de deux points au 1er tour face à un candidat ex‐LR. En ballotage défavorable, il risque de perdre son fauteuil.

 

En savoir plus : 

 

Villeneuve‑d’Ascq : le clan Caudron sauvé par la division de la gauche ?

« La quadrangulaire est la meilleure configuration possible pour nous. » Dans le camp Caudron, on jubile. Suite aux résultats de dimanche dernier, une grande fusion entre les quatre listes de gauche semblait en effet la seule configuration susceptible d’imposer l’alternance à Villeneuve d’Ascq. Mais les négociations n’ont pas abouti. Malgré d’intenses pressions, le député LFI Ugo Bernalicis n’est pas parvenu à convaincre l’écologiste Pauline Ségard de s’allier avec lui pour mettre un terme à des décennies de « caudronisme ». L’union se limite donc à celle des listes menées par Pauline Ségard, Victor Burette et Farid Oukaïd. Sans LFI. Une configuration idéale pour Sylvain Estager, le successeur désigné du maire emblématique de Villeneuve d’Ascq, Gérard Caudron resté 43 ans (de 1976 à 2026 hormis la période 2001–2008 pour cause de cumul) aux commandes de la ville nouvelle de 62 000 habitants. 

 

En savoir plus : 

 

Métropole de Lille : les résultats du premier tour des municipales 2026 

 
 

Dans le Nord : 

Valenciennes : second tour sous tension

Laurent Degallaix a échappé à une quadrangulaire à haut risque. Déjà sous la menace d’une peine d’inéligibilité, le maire sortant était arrivé en tête du premier tour des élections municipales. Mais talonné par l’union de la gauche menée Luce Troadec et par un Rassemblement national réussissant une percée inédite dans la ville. Ses chances de l’emporter au second tour ont néanmoins largement augmenté avec le retrait de la candidate divers droite Isabelle Desoil. 

 

En savoir plus : 

Une surprise RN à Bourbourg ?

Bourbourg, petite ville de 6900 habitants située à une dizaine de kilomètres du littoral de la Manche va‐t‐elle tomber dans l’escarcelle du Rassemblement national ? Au premier tour, le maire sortant Éric Gens (divers gauche) devance d’à peine 49 voix le jeune représentant du RN, Antoine Contrant, âgé de seulement 21 ans. Les deux autres candidats qualifiés – un divers gauche et un autre estampillé “divers” – s’étant désistés, la décision se fera donc dans un duel.

 

Dans le Pas‐de‐Calais :

Liévin et les autres cibles du RN dans le département

Si le Rassemblement national a échoué à conquérir Lens et Calais, les deux maires sortants ayant été réélus dès le premier tour, le parti d’extrême droite à en revanche réussi à s’adjuger cinq communes plus modestes dans son fief du Bassin minier. Et il n’a pas renoncé à augmenter ses prises.

Ses espoirs reposent désormais sur Liévin, 30 000 habitants, la cinquième ville du Pas‐de‐Calais. Fort des 38,5 % obtenus au premier tour, son candidat Dany Paiva, 30 ans, qui travaille à la mairie d’Hénin-Beaumont, talonne en effet le sénateur socialiste Jérôme Darras (43,65 %), à la tête d’une liste d’union PS‐PC‐Écologistes. Cela ne représente qu’un retard de 577 voix. Or le troisième candidat qualifié pour le second tour, le divers gauche Hervé Laurent, a préféré se retirer sans donner de consignes de vote. Que feront ses électeurs et les 47 % d’abstentionnistes du premier tour ?

 

Le RN espère aussi transformer l’essai à Oignies (10 300 habitants) où la liste de François Vial est arrivée en tête (45 %) devant celle de la maire sortante divers gauche Fabienne Dupuis (35,4 %). Mais aussi à Courcelles‐Lès‐Lens (7830 habitants) où Pierre Szczypinski a frôlé l’élection au premier tour avec 49,3 % des voix. 

En savoir plus : 

 


Dimanche 22 mars – 8h15

Duel à gauche pour le beffroi

Certes, ils sont bien quatre candidats pour ce second tour des élections municipales à Lille, mais le scrutin se résume surtout à un duel entre la liste socialiste, fusionnée avec celle des écologistes, et la liste LFI. Ces dernières semaines, Mediacités a dressé le portrait de tous ceux qui se présentent aujourd’hui. On vous propose d’aller y jeter un oeil. 

Arnaud Deslandes, pour préserver le bastion socialiste lillois 

Arnaud Deslandes, officiellement investi tête de liste du PS aux municipales, lors d’une rencontre avec les habitants de Lille‐Sud. Photo : Matthieu Slisse

Parti socialiste

En mars 2025, Martine Aubry lui a passé la main pour terminer son quatrième et dernier mandat afin de lui laisser le temps de se « faire connaître ». A 43 ans, ce socialiste plus gestionnaire que militant a gravi tous les échelons du pouvoir lillois jusqu’à devenir directeur de cabinet de l’emblématique maire de Lille (2013/2020), puis son adjoint (2020/2025). En tête au premier tour, mais avec une très faible avance, il a dû se résoudre à fusionner sa liste avec celle de l’écologiste Stéphane Baly pour que se poursuive la longue histoire du parti à la rose sous le Beffroi.

Pour en savoir plus : 

 

Lahouaria Addouche, pour prendre date 

Usant de l’anaphore « Moi, maire de Lille… » Lahouaria Addouche a scandé son programme municipal. Photo : Matthieu Slisse / Mediacités

La France insoumise

Suppléante du député insoumis Aurélien Le Coq depuis les législatives de 2024 après avoir été celle d’Adrien Quatennens, cette ex‐travailleuse sociale de 42 ans, à présent « ouvrière », technicienne qualité chez un sous‐traitant d’Airbus, a été désignée pour mener la liste LFI à Lille lors de la braderie en septembre 2025. Après avoir bien failli créer la surprise en grillant la politesse à Arnaud Deslandes au premier tour, elle a un temps espéré fusionner avec les écologistes pour remporter la mairie. Quel que soit son résultat ce soir, elle pourra se satisfaire d’avoir imposé LFI comme une force incontournable dans le nouveau paysage politique lillois. 

Pour en savoir plus : 

 

Violette Spillebout, pour limiter la casse 

Violette Spillebout Photo : Matthieu Slisse / Mediacités

Renaissance alias « bloc central »

Déjà candidate en 2020, Violette Spillebout, 53 ans, a été dans une première vie… la plus fidèle collaboratrice de Martine Aubry. Désormais l’ennemie numéro 1 des socialistes lillois, elle tente une nouvelle fois sa chance, en prenant grand soin de remiser son étiquette de députée macroniste, acquise en 2022. Sans succès. Son résultat au premier tour dimanche dernier est bien inférieur à celui enregistré six ans plus tôt (11,1% contre 17,5%). 

En savoir plus : 

 

Matthieu Valet, pour faire entrer l’extrême droite au conseil municipal 

Valet Photo : Matthieu Slisse / Mediacités

Rassemblement national

Lillois de naissance, il est néanmoins le parachuté de cette élection. L’ex-commissaire de police, eurodéputé Rassemblement national depuis 2024 a mené une campagne très discrète. « Ce ne sera pas le grand soir », concèdait‐il avant le premier tour pour justifier son économie de moyens. Ça ne l’a pas été : la liste RN n’a remporté que 10,9% des suffrages. Pas de quoi peser sur le second tour, mais suffisant pour permettre à l’extrême droite de faire son entrée au conseil municipal. 

Pour en savoir plus : 

 


Dimanche 22 mars – 8h15

Le bilan du premier tour à Lille : 

Il est encore tôt en ce dimanche et donc toujours temps de se pencher sur le bilan du premier tour qui s’est tenu la semaine dernière. 

A Lille, c’était un peu la douche froide dimanche dernier chez les socialistes comme chez les écologistes. Si Arnaud Deslandes, le successeur de Martine Aubry, est bien arrivé en tête, il n’a devancé que d’une courte tête la candidate insoumise, Lahouaria Addouche, la vraie surprise de ce premier tour. Résultat, l’écologiste Stéphane Baly, qui espérait bien cette fois arracher la mairie au PS, a dû se contenter d’une très décevante troisième place. 

 

Sur le papier, cinq candidats pouvaient prétendre au second tour : Arnaud Deslandes, Lahouaria Addouche et Stéphane Baly, donc. Mais aussi la candidate Renaissance Violette Spillebout et le représentant du Rassemblement national, Matthieu Valet. Ils ne sont finalement que quatre sur la ligne de départ aujourd’hui, Stéphane Baly ayant choisi de fusionner sa liste avec celle d’Arnaud Deslandes. Une décision difficile, dont Mediacités vous raconte les coulisses dans cette enquête : 

« Putsch » ou « choix responsable » : dans les coulisses de l’accord Baly/Deslandes à Lille

 


Dimanche 22 mars – 8 h 00

Bonjour à toutes et à tous.

Bienvenue sur ce direct consacré au second tour des élections municipales 2026.
Comme dimanche dernier, toute l’équipe de Mediacités est sur le pont pour vous faire vivre au plus près ce moment décisif pour Lille, les communes de la métropole et la démocratie locale.

Comme tous les dimanche d’élection, la journée devrait être plutôt calme et rythmée par la publication des chiffres de la participation électorale à 12h et 17h. Cette fois encore les choses s’accélèreront en soirée, à partir de 18h, une fois les bureaux de vote fermés dans la plupart des communes, et 19h à Lille,Lomme et Hellemmes 

Dès leur publication, vous retrouverez tous les résultats dans la métropole et le département, commune par commune, en consultant notre carte interactive en haut de cet article. Réactions, atmosphère dans les QG de campagne, premières analyses… Les journalistes de Mediacités partageront avec vous toutes les infos glanées sur le terrain.

La campagne au scanner :

En attendant, nous vous proposons de revenir ensemble sur les faits marquants de cette campagne. Résultats du premier tour, décryptage de la fusion entre les listes socialiste et écologiste, portraits des candidats encore en lice, analyse des programmes et des principaux enjeux du scrutin. Cliquez sur l’image ci‐dessous pour consulter l’ensemble de notre dossier consacré aux élections municipales à Lille et dans sa métropole.

Bilan, enjeux et grands débats en vidéo

En attendant 20 heures et les résultats, n’hésitez pas à aller jeter un œil à Radar 2026, notre série de vidéos consacrées aux grands enjeux de ces municipales 2026. Bilan des municipalités sortantes, rôle des maires et limites de leurs pouvoirs, solutions pour résoudre la crise du logement, place des femmes dans les mairies, questions sur la probité des élus, etc… En une quinzaine d’épisodes réalisés avec MOB, le média de la démocratie, nous vous donnons les clés pour voter en toute connaissance de cause. 

 

Bonne journée, 

 

Par Yves Adaken

Publié le 22 mars 2026

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Éditions spéciales : c'est samedi, c'est municipales ! 

Tous les samedis jusqu’au 22 mars, des sélections éditoriales pour mieux décrypter les élections municipales. Un suivi essentiel, car celles-ci font office de baromètre politique pour la France, à un an de l'élection présidentielle. 
 

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