Publié le 29 janvier 2026

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5 min

Municipales 2026 : l’écologie entre (enfin) dans la campagne

#Actu

Complètement absent depuis le début de la campagne des municipales à Lyon, le sujet de l’écologie a fini par arriver dans la bouche des candidats. Jeudi 29 janvier, les Écologistes et leurs alliés ont annoncé plusieurs mesures pour la « transformation de la ville » avec un accent sur la végétalisation. Tandis qu’à droite on continue de pousser pour des projets de métro E et de tunnel sous Fourvière.

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Les Écologistes et leurs alliés ont annoncé des mesures pour « transformer la ville », jeudi 29 janvier. ©MP/Rue89Lyon

Complètement absent depuis le début de la campagne des municipales à Lyon, le sujet de l’écologie a fini par arriver dans la bouche des candidats. Jeudi 29 janvier, les Écologistes et leurs alliés ont annoncé plusieurs mesures pour la « transformation de la ville » avec un accent sur la végétalisation. Tandis qu’à droite on continue de pousser pour des projets de métro E et de tunnel sous Fourvière.

Les Écologistes ont-ils retrouvé leur couleur ? En tout cas, leurs visuels de campagne ont enfin affiché la couleur verte. Dans le même temps, l’écologie et le climat se sont fait une place plus franche dans les propositions des Écologistes et de leurs alliés de la « gauche unie ».

Il faut dire que l’étiquette « écolos » ne leur rendait plus autant service qu’en 2020, où les « Marches pour le climat » avaient porté leur dynamique. Pour leur début de campagne en 2026, les Verts ont tout fait pour éviter le sujet de l’écologie. Une manière de contrecarrer les accusations de « dogmatisme » sur leur droite et les critiques sur le manque d’orientations sociales à gauche. En témoignent leurs premières mesures : logement, culture, éducation.

Jeudi 29 janvier, ils se sont remis au vert et ont présenté des mesures et projets de « transformation de la ville ». Au programme : une poursuite des ambitions de 2020 et des projets débutés au cours du mandat actuel. Notamment sur la végétalisation pour laquelle le maire sortant, candidat à sa réélection, Grégory Doucet, a dégainé son bilan : « 30 hectares de végétalisation, des lancements de plans fraîcheur et le projet Lyon 2030 pour la décarbonation et une plantation qui bat des records », a-t-il listé, visiblement fier.

Écologie à Lyon : des plans de végétalisation et de réhabilitation des quartiers

Record à battre ? C’est en tous cas la ligne que vont suivre Doucet et ses alliés. Ils ont annoncé le déploiement d’un « plan rues fraîches » pour « intégrer systématiquement l’arbre et la nature dans les projets d’aménagement et de mobilité ». Objectif : réduire la température ressentie aux abords de ces espaces.

Parallèlement, la gauche unie ambitionne la création de six nouveaux parcs un peu partout dans la ville, soit plus de 13 hectares d’espaces verts. Parmi ces derniers, « un grand parc de quatre hectares au cœur des États-Unis », a annoncé Sandrine Runel (Parti socialiste) : le « Central Parc ». Une mesure qui s’inscrit dans la rénovation de cinq quartiers populaires de Lyon.

« Les habitants de ces quartiers sont les premières victimes du réchauffement climatique » et souffrent parfois d’une « qualité d’habitat moindre et d’une carence en espace vert », a estimé Grégory Doucet. À la Duchère (Lyon 9ᵉ), à Mermoz-Sud (Lyon 8ᵉ), à la Cité-jardin (Lyon 7ᵉ) ou à la Guillotière (Lyon 7ᵉ), les Écologistes et leurs alliés misent sur la réhabilitation de 3 500 logements et la création de 2 000 logements neufs.

« Nous aimons aussi le cœur, mais surtout les cœurs de quartier », a enchaîné Fanny Dubost, maire écologiste du 7ᵉ arrondissement. Clin d’œil à peine dissimulé à la droite réunie derrière Jean-Michel Aulas sous l’étiquette « Cœur Lyonnais ». La directrice de campagne a annoncé un « plan d’embellissement » de plusieurs places de la ville s’appuyant sur des mesures de végétation et de création d’espaces d’ombre, de repos et de jeux.

Projet Rive Droite et deux sites de baignades naturelles à Lyon

Dans la lignée des projets déjà entamés, l’édile a réannoncé celui de la Rive-droite : plantation de 1 200 arbres et une augmentation des espaces piétons pour acter la transformation « évidente d’une autoroute urbaine au cœur de Lyon », selon Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon également candidat à sa réélection.

Sur le point des baignades naturelles, l’annonce n’en était plus vraiment une. La baignade naturelle dans la Darse de la Confluence a été votée au dernier conseil municipal de janvier. Celle du parc des berges du Rhône, officiellement annoncée ce matin, avait été spoilée par Sylvain Godinot, adjoint à la Transition écologique pendant ce même conseil…

À Lyon, une écologie « de transformation » contre « une écologie du réel »

La veille de ces annonces, la droite derrière la bannière Cœur lyonnais s’est aussi emparée du sujet écologique en publiant une « lettre ouverte aux Lyonnais et aux Grands Lyonnais ». « Nous aspirons tous à une métropole plus apaisée, plus respirable, plus respectueuse de l’environnement », écrit l’équipe Cœur lyonnais dans ce communiqué. Pour leur « écologie du réel », le duo Aulas/Sarselli n’en démord pas, elle passera par le métro E et un tunnel sous Fourvière qui, selon eux, « libère l’espace urbain et réduit la pollution locale ».

Impossible, répond Bruno Bernard. « La proposition d’Aulas manque de cohérence », a taclé le président sortant, notamment avec l’autre proposition verte de Cœur lyonnais : la végétalisation de la place Bellecour. « Les deux projets sont incompatibles, estime Bruno Bernard en riant. Pour végétaliser, il leur faudrait d’abord finir les travaux sur la place, nécessaires pour créer une nouvelle station de métro plus profonde et creuser de nouveaux accès… »

Que la droite se rassure, Doucet et Bernard ont entendu leurs protestations sur les bouchons (et ont aussi retenu la leçon de leur fin de mandat chaotique niveau circulation). Ils le jurent : cette fois, pour mettre en place toutes leurs mesures, ils vont mieux coordonner et répartir dans le temps les travaux.

Par Méline Pulliat•

Publié le 29 janvier 2026

Bonjour 👋

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Autre enseignement : le Rassemblement National et son allié l’UDR ont obtenu 15 sièges, soit suffisamment pour former un groupe. Rue89Bordeaux raconte l’élection d’Edwige Diaz, vice-présidente du RN.

 

De son côté, Rue89Lyon s’arrête à l’autre bout de l’échiquier politique et raconte la surprise Gabriel Amard. L’insoumis déjoue les pronostics et permet au parti de Jean-Luc Mélenchon d’entrer au Sénat.

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