Géraldine Amouroux et Nathalie Delattre lors de la présentation de leur liste en juillet à Bordeaux (SB/Rue89 Bordeaux)
La liste conduite par Nathalie Delattre décroche 3 des six sièges remis en jeu ce dimanche, le Parti socialiste en conserve deux, tandis que les Ecologistes perdent le leur au profit du Rassemblement national. Edwige Diaz va ainsi entrer au Sénat, tout comme Christine Bost, l’ex présidente de Bordeaux Métropole.
Le Rassemblement national confirme son implantation en Gironde en obtenant ce dimanche son premier siège de sénateur dans ce département où il avait remporté ses premières mairies aux municipales. Edwige Diaz, vice-présidente du parti lepéniste et députée de Haute Gironde, va donc quitter l’Assemblée nationale pour le Sénat, où elle intégrera le groupe que l’extrême droite parvient pour la première fois à constituer.
C’est l’enseignement majeur de ce scrutin au suffrage indirect, qui a par aillleurs, comme prévu, confirmé la prédominance de la droite au Sénat, et en Gironde, après ses succès aux municipales. La radicale Nathalie Delattre, qui conduisait une liste d’union (sans le Modem et le sénateur sortant Alain Cazabonne), a été réélue.
Elle sera accompagnée au Palais du Luxembourg par deux nouveaux parlementaires : Jacques Breillat, maire (Horizons) de Castillon-la-Bataille et chef de file de l’opposition au Département de la Gironde, et Géraldine Amouroux, adjointe (Les Républicains) au maire de Bordeaux.
Plus que deux sièges à gauche
Suite à la perte de plusieurs municipalités, le Parti socialiste, qui avait échoué de peu à décrocher trois sièges en 2020, se contentera donc de deux élus : Hervé Gillé, le sénateur sortant, est reconduit, et Christine Bost, maire d’Eysines et ex présidente de Bordeaux Métropole, décroche un premier mandat de parlementaire.
Déception du côté des écologistes, dont la liste était menée par Romain Dostes, vice-président du Département : alors que la vague verte de 2020 avait permis l’élection de Monique de Marco (qui ne se représentait pas), le reflux de 2026, et en particulier la perte des mairies de Bordeaux et Bègles, ne leur a pas permis d’avoir un nombre de grands électeurs suffisant pour conserver ce siège.
