Publié le 05 septembre 2025

3 min

Pierre Hurmic, une dernière conférence de rentrée sans entrée en mêlée

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A travers la politique nationale qu’il considère « dans le déni », le maire de Bordeaux a détaillé son bilan axé sur la transition climatique. Pour l’annonce de sa candidature à sa succession, il faudra encore attendre, même si sa décision « est prise ».

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A travers la politique nationale qu’il considère « dans le déni », le maire de Bordeaux a détaillé son bilan axé sur la transition climatique. Pour l’annonce de sa candidature à sa succession, il faudra encore attendre, même si sa décision « est prise ».

On ne le dira jamais assez, Pierre Hurmic sait entretenir le suspense. Pour la dernière conférence de rentrée de son premier mandat, le maire sortant de Bordeaux n’a toujours pas lâché le morceau à propos d’une candidature à sa propre succession :

« Ma décision est prise, mais je la ferai connaître le moment venu », s’est-il contenté de répondre.

Visiblement, ce n’était pas le moment ce jeudi 4 septembre. Mais le maire écolo s’est tout de même montré offensif contre les arguments de ses opposants.

Le gouvernement d’abord

Avant cela, Pierre Hurmic a tenté d’élever le débat. « La maison brûle » lance-t-il, reprenant les mots de Jacques Chirac à Johannesburg en 2002. L’été 2025 a été celui « de tous les périls », entre incendies, canicules et guerres.

« Les bruits de bottes, le fracas des armes ont résonné tout l’été et marquent encore aujourd’hui notre rentrée. L’humanité persiste à s’entre-déchirer, alors qu’elle devrait faire front pour l’avenir de ses enfants », a-t-il sermonné.

Le maire a évoqué un « chaos politique et climatique » où la France, selon lui, a reculé sur l’écologie.

« Après des mois de reculades, d’attaques contre les acteurs de l’environnement, de coupes budgétaires, les nouvelles marques cruelles du changement climatique devraient, je l’espère, relancer la transition en France. Les politiques ne peuvent plus longtemps ignorer l’immense préoccupation de nos concitoyens. »

Pour Pierre Hurmic, « les derniers gouvernements se sont montrés inconséquents et impuissants », rappelant au passage la mobilisation de plus de deux millions de personnes pour l’abrogation de la loi Duplomb.

Les collectivités « en première ligne »

Si le gouvernement « vacille », le maire de Bordeaux a voulu rappelé que les collectivités sont « en première ligne ». L’été caniculaire en est la preuve, selon lui :

« Bordeaux a été touchée par trois épisodes de chaleur extrême, d’abord en juin, puis début juillet, et enfin du 8 au 18 août. Le 11 août, nous avons battu un nouveau record à 41,6°C. […] Selon Météo France, le nombre de journées caniculaires à Bordeaux sera multiplié par 7 d’ici 2030 et par 10 en 2050. »

Une façon de vanter le travail mené par la majorité depuis 2020 : végétalisation massive, zéro artificialisation, création d’îlots de fraîcheur… Et la suite est une sorte d’état des lieux avant-après son arrivée au Palais Rohan.

Sécurité, attractivité… certains points n’ont pas été choisis au hasard. Ils font office de réponses aux arguments lancés par les candidats déclarés dans l’opposition à droite, que ce soit Nathalie Delattre, ou encore le tout nouveau tandem Thomas Cazenave-Alexandra Siarri.

Fake news

Pierre Hurmic a vivement dénoncé une « fake news » qui désignait Bordeaux comme « ville la plus dangereuse de France ». « Cette manipulation des données ministérielles à des fins politiciennes relève soit de la paresse intellectuelle, soit de la malhonnêteté », a-t-il accusé. S’appuyant sur les chiffres du ministère de l’Intérieur, il a affirmé que « le niveau de délinquance est en baisse de 4,2 % depuis 2019 ».

« Bordeaux avance », affirme par ailleurs Pierre Hurmic pour mettre en avant l’attractivité de la ville. Dans une période difficile pour le commerce partout en France, « le taux de vacance des locaux commerciaux à Bordeaux est largement en-dessous de la moyenne nationale : 8,4% à Bordeaux contre 14% dans le pays ».

Il rappelle la tenue du 7e forum mondial de l’économie sociale et solidaire « qui positionnera notre ville comme référence internationale d’un modèle économique plus juste et plus durable ». Une autre réponse à ceux qui l’accusent d’adopter le concept « vivons bien vivons caché ».

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Publié le 05 septembre 2025

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