Publié le 11 mars 2026

2 min

Deux anti-pub relaxés à Bordeaux pour des bâches décrochées mais condamnés pour celles dégradées

#Libertés

Les deux militants ont été relaxés des décrochages de quatre bâches publicitaires, mais condamnés à des travaux d’intérêt général et à indemniser la société Lightair pour deux autres publicités dégradées, notamment celle où Brad Pitt était éborgné.

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Alexandre Mahfoudhi et Guillaume Mathieu à l’issue de leur procès, ce 27 janvier à Bordeaux (SB/Rue89 Bordeaux)

Les deux militants ont été relaxés des décrochages de quatre bâches publicitaires, mais condamnés à des travaux d’intérêt général et à indemniser la société Lightair pour deux autres publicités dégradées, notamment celle où Brad Pitt était éborgné.

ex »C’est une décision protectrice de la liberté d’expression et des actions de désobéissance, même si nous attendions une relaxe pleine et entière », a réagi ce mercredi 11 mars Vincent Brengarth, avocat des deux activistes anti-pub jugés le 28 janvier dernier à Bordeaux.

Accusés d’avoir dégradé six immenses bâches publicitaires d’un bâtiment en travaux place de la Bourse où est installée la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) Bordeaux Gironde, entre novembre 2019 et février 2020, Alexandre Mahfoudhi et Guillaume Mathieu ont été relaxés pour quatre d’entre elles, qui avaient été décrochées en coupant des élastiques et des câbles.

Ils ont en revanche été conjointement condamnés pour une autre bâche qui s’était abimée dans sa chute, et avait du être remplacée. Et Alexandre Mahfoudhi a été jugé seul responsable de la dégradation de la publicité avec Brad Pitt, « éborgné » en référence aux Gilets jaunes mutilés par la police lors de la répression du mouvement social.

La CCI déboutée

Les deux hommes ont respectivement écopé de 70 et 35 heures de travaux d’intérêt général, et devront indemniser à hauteur de 9000€ Lightair. Un montant dix fois moins important que celui réclamé par cette société qui avait installé ces publicités pour le compte de la CCI Bordeaux Gironde. Celle-ci a été complètement déboutée de ses demandes de dédommagements (75000€…).

Saluant une « petite victoire pour la liberté d’expression », Alexandre Mahfoudhi s’interrogeait néanmoins mercredi sur l’éventualité d’un appel.

« Nous sommes condamnés à des travaux d’intérêt général pour avoir fait un travail d’intérêt général en empêchant les gens d’être exposés à des publicités qui les rendent malades », explique l’activiste.

Par Simon Barthélémy

Publié le 11 mars 2026

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