Manifestation devant le bureau du Premier ministre albanais, à Tirana, le 22 juin 2026.
Chaque soir, le même rituel se répète dans le centre de la capitale Tirana : le boulevard des Martyrs de la nation se remplit aux alentours de 18 heures d’une foule compacte, venue crier sa colère face aux fenêtres du bureau du Premier ministre socialiste, Edi Rama. Au-dessus des têtes, d’innombrables drapeaux albanais, mais aussi des pancartes sur lesquelles quelques slogans dominent : « L’Albanie n’est pas à vendre », « Rama, démission ».
L’étincelle qui a mis le feu aux poudres, c’est la répression d’une action militante, près de la lagune de Vjosa-Narta, une aire naturelle protégée du sud du pays.
Certaines préviennent : « Quand...
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