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Une femme de 61 ans a été retrouvée morte lundi soir dans son pavillon du Haillan. Son ancien compagnon, âgé de 60 ans, a reconnu les faits en garde à vue, affirmant ne pas avoir supporté que la victime l’ait quitté. Il a été mis en examen pour meurtre sur conjoint ou ex-conjoint et placé en détention provisoire.
Le drame s’est noué dans la soirée du lundi 20 juillet 2026, dans un pavillon du Haillan, en Gironde. Les policiers bordelais ont été alertés après la découverte du corps sans vie d’une femme de 61 ans, prénommé Laurence, selon Sud Ouest. Elle présentait plusieurs blessures à l’arme blanche.
Selon le procureur de la République de Bordeaux, Renaud Gaudeul, l’ex compagnon de la victime a affirmé avoir découvert le corps inanimé au domicile de cette dernière et en avoir avisé l’une de ses amies, qui avait elle-même appelé les forces de l’ordre.
Traces de lutte
Une enquête a immédiatement été ouverte et confiée à la brigade criminelle de la division de la criminalité organisée spécialisée (DCOS) de Bordeaux. Les premières investigations ont rapidement fait apparaître « des traces de lutte dans la salle à manger de la maison ainsi que de nombreuses taches de sang ». Un couteau de cuisine présentant également des traces de sang a été découvert sur place.
L’examen du corps a permis de constater plusieurs blessures, « cinq plaies au niveau du cou », ainsi que « plusieurs autres blessures par arme blanche au thorax et sur un bras ».
L’homme, âgé de 60 ans, sans profession et placé sous curatelle renforcée, a été interpellé à 23h40 le même jour « au regard de ses explications, de la présence d’une blessure à l’un de ses doigts et des circonstances de la découverte du corps ».
L’ex-compagnon reconnaît les faits
Au cours de sa garde à vue, le suspect a reconnu avoir tué son ancienne compagne. Il a expliqué « ne pas supporter la séparation récente qu’elle lui avait annoncée le 11 juillet 2026 et s’être senti humilié ». L’autopsie réalisée mercredi 22 juillet a confirmé que le décès était dû à « un choc hémorragique faisant suite à une plaie cervicale générée par une arme blanche ».
Présenté à un juge d’instruction le 22 juillet, l’homme a été mis en examen du chef de « meurtre par une personne étant ou ayant été conjoint ou concubin », puis placé en détention provisoire. Selon le parquet, il était « inconnu des services de justice ». Il « n’y avait jamais eu par le passé de plainte ou de signalement portant sur de précédentes violences qu’aurait pu avoir subi la victime ».
Selon le décompte du collectif Féminicides par compagnons ou ex, ce meurtre pourrait constituer le 55e féminicide conjugal recensé en France depuis le début de l’année 2026, et le premier en Gironde. Pour le collectif NousToutes, il s’agirait du 80e. Selon nos informations, la victime exerçait le métier d’aide soignante et était mère de cinq enfants.
