Maxime Sirvins
Sweat noir à capuche, jean sombre ajusté, Mohammed Hilles file sur sa trottinette électrique, son instrument dans son étui sur le dos. C’est son bien le plus précieux : le violon du grand-père d’une de ses amies françaises. Elle le lui a offert à son arrivée en France, en avril 2025. L’instrument opère comme le lien ténu entre sa vie d’avant, à Gaza, et celle d’aujourd’hui, à Orsay, en région parisienne. Même si sa musique a profondément changé : « J’ai tellement souffert depuis le début du génocide que lorsque je joue, désormais, c’est souvent imprégné d’une grande tristesse. » Ce qui lui...
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