Anthropic
Anthropic a un sérieux problème sur les bras : trop d’utilisateurs, pas assez de capacités de calcul. La startup a mis en place des mesures de restriction de l’usage et a testé une limitation des plus sévères : supprimer carrément l’accès de Claude Code aux abonnés Pro.
L’engouement envers Claude Code ne faiblit pas, à tel point que le chiffre d’affaires annualisé devrait dépasser les 30 milliards de dollars. Des revenus record qui propulsent encore plus haut l’intérêt des investisseurs, avec une introduction en Bourse qui devrait intervenir cette année.
Claude Code passe pour certains de Pro à Max
Mais l’attrait des utilisateurs pour les solutions IA d’Anthropic, et tout particulièrement Claude Code, s’accompagne aussi d’une crise de croissance. Les capacités de calcul ont du mal à suivre, et ce ne sont pas les accords signés ici et là qui vont améliorer les choses à court terme : encore faut-il construire les centres de données et les équiper, dans un contexte où l’approvisionnement en composants est un véritable coupe-gorge.
L’entreprise tente donc de maîtriser la demande, et la dernière expérimentation en date ne fait pas que des heureux. Des utilisateurs ont ainsi eu la mauvaise surprise de voir que la grille des bénéfices des abonnements Claude avait supprimé l’accès de Claude Code à la formule Pro (17 dollars par mois). Pour pouvoir utiliser l’outil de génération de code, il faut donc souscrire à la formule Max, à partir de 100 dollars.

Un test et une marche arrière toute d’Anthropic
Les entreprises et les organisations ne sont pas tellement concernées puisqu’elles ont des tarifications spécifiques. Pour les amateurs ou les prosumers en revanche, la pilule est plus difficile à faire passer. Pas de panique (pour l’instant) : il ne s’agit que d’un test concernant 2 % des nouveaux abonnés (rien ne change pour les anciens), a confirmé Amol Avasare, responsable de la croissance chez Anthropic. La liste des fonctions de Claude Pro est d’ailleurs revenue à la normale, l’accès à Claude Code étant de retour. Il ajoute que si quelque chose devait changer, « nous préviendrons les gens bien à l’avance ».
Le dirigeant explique qu’au lancement de la formule Max l’an dernier, elle n’incluait pas Claude Code, que Cowork n’existait pas et que les agents IA qui tournaient durant des heures n’étaient pas encore de la partie. « Max était conçu pour un usage prolongé du chat, voilà tout ». Depuis, Code y est intégré et avec l’avènement d’Opus 4, l’usage a fortement progressé, tandis que les agents comme OpenClaw ont commencé à faire partie des flux de travail au quotidien.
« La manière dont les gens utilisent leur abonnement Claude a fondamentalement changé », observe-t-il, « nos formules actuelles n’ont pas été conçues pour ça ». Avec un engagement en hausse constante, Anthropic a dû faire des ajustements : plafond d’utilisation hebdomadaire, des limites durant les heures de pointe, passage à l’API pour les services tiers… C’est pourquoi l’entreprise cherche de nouvelles manières de partager les capacités de calcul, et en teste certaines.
Va-t-on dès lors vers une hausse des prix des abonnements, couplée à davantage de restrictions dans les offres ? Ce n’est pas à exclure. Le nouveau modèle de langage Opus 4.7 est d’ailleurs plus gourmand en tokens.
