Publié le 13 juin 2026

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Manifestation mardi 16 juin contre une réglementation européenne plus souple pour les OGM

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Le Parlement européen s’apprête à voter une nouvelle règlementation sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). Le texte prévoit d’assouplir fortement les règles applicables et rendrait le droit français moins protecteur des consommateurs. La Confédération paysanne appelle à une manifestation est prévue mardi 16 juin devant le Parlement européen à Strasbourg.

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En 2021 lors d’une manifestation d’agriculteurs contre la réforme de la politique agricole commune.

Le Parlement européen s’apprête à voter une nouvelle règlementation sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). Le texte prévoit d’assouplir fortement les règles applicables et rendrait le droit français moins protecteur des consommateurs. La Confédération paysanne appelle à une manifestation est prévue mardi 16 juin devant le Parlement européen à Strasbourg.

« La réglementation européenne prévoit qu’un organisme génétiquement modifié (OGM) ne peut être mis sur le marché ni disséminé dans l’environnement sans autorisation préalable. » Mais ce principe pourrait bientôt être remis en question. Le Parlement européen doit en effet se prononcer, mercredi 17 juin, sur une réforme visant à assouplir la réglementation des OGM, à la demande de l’agroindustrie et au détriment des consommateurs.

Alors qu’ils sont soumis depuis plus de vingt ans à des procédures strictes d’évaluation, de traçabilité et d’étiquetage dans l’Union européenne, la réforme créerait un régime spécifique pour une grande partie des OGM. Ces végétaux qualifiés de « nouvelles techniques génomiques » (NTG), ayant subi un nombre limité de modifications génétiques, pourraient ainsi être commercialisés sans être soumis aux mêmes obligations que les OGM classiques.

Suppression de l’étiquetage

Les organisations opposées au texte, comme la Confédération paysanne, Alsace nature, Greenpeace et d’autres, dénoncent notamment la suppression de l’étiquetage pour une large partie de ces plantes. Selon elles, les consommateurs ne seraient plus en mesure d’identifier la présence de ces manipulations dans les produits alimentaires. Elles critiquent également un dispositif reposant largement sur l’autorégulation des industriels et jugent insuffisantes les garanties prévues en matière de suivi sanitaire et environnemental.

La question des brevets constitue un autre point de crispation. La Confédération paysanne redoute une concentration accrue du marché des semences entre quelques grands groupes agrochimiques. Églantine Berthet, co-porte-parole du syndicat en Alsace, alerte sur les conséquences potentielles pour les agriculteurs :

« Il y a un risque de contamination entre parcelles agricoles et que donc certaines cultures non traitées génétiquement changent de comportement. Et même si l’agriculteur n’a pas fait appel à ces semences, il pourrait être poursuivi pour l’utilisation de ces produits modifiés sans les avoir achetés. »

Les opposants au texte s’inquiètent également du manque de recul sur ces technologies. Selon eux, l’absence d’évaluation environnementale systématique pour certaines catégories de NTG rendra plus difficile l’identification d’éventuels effets à long terme sur les écosystèmes.

Dans ce contexte, la Confédération paysanne, et 68 syndicats ou organisations nationales et internationales de défendre de l’environnement appellent à une mobilisation professionnelle et citoyenne. Les organisateurs indiquent avoir également invité des députés européens à venir échanger avec les participant·es, à la veille d’un vote qu’ils jugent décisif pour l’avenir de l’agriculture européenne.

Par Lucie Dolon

Publié le 13 juin 2026

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