Depuis une trentaine d’années, l’Institut français de Gaza s’est imposé comme une fenêtre sur le monde.
Même lorsqu’elle répond aux questions, Shaima cherche la rime. Les rêves de cette jeune architecte gazaouie tiennent en quelques mots : obtenir une bourse, partir loin des guerres, des cris, étudier ailleurs et bâtir un nouvel abri. Pourtant, dans « Ce que la ville n’oublie pas », le texte qui lui a valu d’être primée dans le cadre du concours Gaza en rimes, elle ne parle pas d’avenir.
En français, « la langue qui me porte et m’aide à écrire », glisse-t-elle, Shaima décrit les ruines, les absents. Elle raconte cette ville qui refuse de la quitter et continue de vivre sous sa peau. « La...
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