Publié le 05 septembre 2025

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4 min

Municipales à Lyon : jusqu’au bout, la drôle de com’ de Jean-Michel Aulas

#Actu

Ce jeudi 4 septembre, Jean-Michel Aulas a été adoubé par Laurent Wauquiez (LR) lors d’un point presse au bar le République. Un rendez-vous où tout le monde n’était pas convié. Aboutissement d’une séance de com’ de six mois étonnante… Pour le dire gentiment.

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Ce jeudi 4 septembre, Jean-Michel Aulas a été adoubé par Laurent Wauquiez (LR) lors d’un point presse au bar le République. Un rendez-vous où tout le monde n’était pas convié. Aboutissement d’une séance de com’ de six mois étonnante… Pour le dire gentiment.

C’est une photo que vous ne verrez pas (tout de suite du moins) sur Rue89Lyon. Ce jeudi 4 septembre, un Laurent Wauquiez (LR) tout sourire a annoncé son soutien à Jean-Michel Aulas aux municipales de 2026, en compagnie de Pierre Oliver, maire du 2ᵉ arrondissement et ex-candidat.

Devant lui, de nombreux médias lyonnais (entre autres) étaient rassemblés pour un point presse où tout le monde n’était pas convié. Rue89Lyon a ainsi découvert la nouvelle chez ses confrères, ratant une belle photo de famille. 

Bien sûr, l’annonce tenait du secret de polichinelle. Dans une séquence de com bien huilée, la journaliste Alba Ventura l’avait évoqué le matin même sur TF1. Puis, Laurent Wauquiez avait indiqué se rendre à Lyon pour dire à qu’il point il “adorait” Jean-Michel Aulas sur RMC, devant Apolline de Malherbe. Très bien. Mais alors, pourquoi ne pas alerter tout le monde ?

Wauquiez et Aulas : un étrange rendez-vous raté à Lyon

Selon un confrère, l’annonce du lieu du rendez-vous au République (Lyon 2e) aurait fuité lors d’un autre raout médiatique, à Décines : celui annonçant le lancement du “Grand prix Auvergne-Rhône-Alpes” de tennis. Ce dernier rassemblait Laurent Wauquiez, le président de Région Fabrice Panneckoucke (LR) et Alexandre Aulas, fils de Jean-Michel, à la tête de la LDLC Arena, accueillant le Grand Prix. 

En mai, nous avions décrit la position d’équilibriste que pourrait avoir l’ancien magnat de l’OL comme maire de Lyon, ayant des parts dans la LDLC Arena, salle en concurrence directe avec la Halle Tony-Garnier (dépendant de la mairie de Lyon). Que l’information fuite de cette même LDLC, forcément, ça fait bizarre. 

Depuis le début de la semaine, la rédaction a été en contact avec plusieurs proches de M. Aulas, sans recevoir une quelconque invitation. Un élu nous a même assuré que « seul l’AFP avait été invitée ». Étonnant, non ?

L’aboutissement d’une séance de com’ de six mois

Ce nouveau volet com’ intervient après une séquence médiatique un brin étrange. Depuis le lancement de la rumeur d’une potentielle candidature en février, Jean-Michel Aulas a pris l’habitude de s’exprimer sur les sujets politiques par des tweets et des tribunes « exclusives », savamment dispersées dans la presse. L’ancien président de l’OL réserve ses prises de parole en public pour parler de la situation de son club de cœur.

Pour la ville, il faut le suivre sur les réseaux sociaux. « JMA » y critique tantôt les écolos sur les questions de sécurité, de culture ou de mobilités. Le tout, en se prenant plusieurs fois les pieds dans le tapis.

“À ma connaissance, on n’a jamais vu Jean-Michel Aulas s’exprimer directement dans les médias sur les municipales, lâchait il y a peu Vincent Monot, élu écologiste du 7ᵉ et vice-président au Sytral. À un moment, il faut parler devant une caméra”.

Une critique partagée par certains, qu’Aulas aurait bien rallié à son camp. « Aujourd’hui, on parle à ses followers, on ne parle plus à l’autre », a ainsi tancé Georges Képénékian dans Médiacités. L’ancien maire de Lyon, en tractation avec Nathalie Perrin-Gilbert, espère toujours incarner une candidature centriste, alors que la droite locale vient de signer un contrat léonin avec Jean-Michel Aulas.

Une stratégie de com’ assumée

Si la stratégie de com’ de l’ancien boss de l’OL agace à gauche, d’autres soutiens modérés assument. « Il n’y a aucun intérêt à rentrer trop vite en campagne, sa stratégie lui a permis d’être présent médiatiquement. Il faut occuper le terrain. En lançant des pistes çà et là, il a pu fédérer autour de lui », analyse une figure centriste lyonnaise, qui assure ne pas forcément valider toutes ses idées. « Les débats et les interviews arriveront en leur temps », tient à rassurer cet ancien élu local.

N’en déplaise à ses détracteurs, Jean-Michel Aulas a donc (finalement) pris la parole en public pour s’annoncer. Enfin… Il a plutôt annoncé qu’il allait s’annoncer. “Je vais me lancer dans l’aventure dans quelques jours, sans étiquette”, a-t-il déclaré à nos confrères. Un refrain qu’on entend à Lyon depuis mars, alors que l’homme d’affaires décale son « officialisation » de mois en mois.

En tout cas, après l’annonce des majorités de gauche et des écologistes de repartir ensemble à la Métropole, la campagne est lancée. Même si on attend (encore) l’annonce officielle de candidature de Jean-Michel Aulas. Cette fois-ci, on espère bien être invité. 

Par 2670•

Publié le 05 septembre 2025

Bonjour 👋

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Par Virgil Bauchaud

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Autre enseignement : le Rassemblement National et son allié l’UDR ont obtenu 15 sièges, soit suffisamment pour former un groupe. Rue89Bordeaux raconte l’élection d’Edwige Diaz, vice-présidente du RN.

 

De son côté, Rue89Lyon s’arrête à l’autre bout de l’échiquier politique et raconte la surprise Gabriel Amard. L’insoumis déjoue les pronostics et permet au parti de Jean-Luc Mélenchon d’entrer au Sénat.

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