Publié le 18 mars 2026

3 min

Schiltigheim garde quatre listes au second tour

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À Schiltigheim, quatre listes se sont qualifiées pour le second tour des élections municipales. Faute d’alliances, la gauche et la droite se représentent chacune avec deux listes, à l’avantage de la candidate de la majorité sortante, Nathalie Jampoc-Bertrand.

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Réunion publique sur le projet de tram nord organisé par l’association Col’Schick en janvier 2024.

À Schiltigheim, quatre listes se sont qualifiées pour le second tour des élections municipales. Faute d’alliances, la gauche et la droite se représentent chacune avec deux listes, à l’avantage de la candidate de la majorité sortante, Nathalie Jampoc-Bertrand.

Nathalie Jampoc-Bertrand, arrivée première dimanche 15 mars avec 28,9% des suffrages exprimés, représente la même liste pour le second tour des élections municipales à Schiltigheim. Dans la nuit du lundi au mardi 16 mars, l’équipe de la majorité sortante avait appelé à « un large rassemblement de la gauche et de l’écologie ». Il n’en sera rien.

Car, comme l’avait raconté Rue89 Strasbourg, les partis de gauche partaient divisés, avec quatre listes sur les huit déposées pour la commune du nord de Strasbourg. Celle de la candidate Lutte ouvrière Denise Grandmougin, qui a remporté 1,6% des voix, et celle de Bernard Jénaste arrivée sixième avec 8,44%, sont éliminées.

Pas d’alliance à gauche

« Je ne m’allie à personne », a-t-il assuré à Rue89 Strasbourg bien que son score lui aurait permis de rejoindre une autre liste. « Quant aux partis qui considèrent qu’aligner des gommettes successives au bas de leur affiche : cela ne fait pas une politique humaniste. Cela augure un attelage composé de trop d’individualités pour que le projet soit tourné vers le peuple », grince-t-il. L’ancien adjoint à la maire Danielle Dambach a bien été approché, à trois reprises selon lui, par la majorité sortante mais il n’a pas donné suite aux propositions qui lui ont été faites.

Premier à avoir appelé à l’union dès le premier tour, le candidat insoumis Marc Baader est arrivé quatrième avec 10,56 % des voix exprimées. Après avoir « discuté une partie de la nuit » avec l’équipe de Nathalie Jampoc-Bertrand, les négociations se sont révélées infructueuses. « Nous n’avons pas trouvé d’accord pour une fusion qui soit conforme aux résultats », regrette-t-il. Il retrace :

« Nous avions fait une proposition sur la base d’un calcul proportionnel qui s’appelle la règle de D’Hondt. Selon cette règle, nous aurions pu espérer, au vu des résultats, 11 places sur les 41 du conseil municipal, trois adjoints au maire et deux à trois délégués à l’Eurométropole… »

Le compromis proposé par Marc Baader, qui visait à réduire le nombre de places attribuées, n’a pas été accepté par Nathalie Jampoc-Bertrand. Sollicitée, elle n’a pas répondu.

La droite fragmentée

Arrivés respectivement en deuxième et troisième place à 327 voix d’écart, les candidats de la droite schilikoise repartent eux aussi divisés. Si Dera Ratsiajetsinimaro, le candidat soutenu par Les Républicains (LR) assure avoir « tendu la main » à son concurrent divers droite Henry Martin, celui-ci aurait refusé « en avançant des arguments fallacieux ». « Il m’accuse de tout et n’importe quoi », souffle Dera Ratsiajetsinimaro.

« Il y a eu beaucoup d’attaques de son équipe sur les réseaux sociaux », répond Henry Martin en dénonçant « les coups bas de la campagne ». C’est du côté des sans étiquettes qu’Henry Martin est allé cherché des alliés : « Nous on a une liste avec une sensibilité de gauche et de droite. On est donc allé voir les trois listes sans étiquette. Mais elles étaient soit plus prononcées à gauche, soit plus prononcées à droite. »

Résultats du premier tour à Schiltigheim

Par Margaux Delanys

Publié le 18 mars 2026

Bonjour 👋

Voici l'édition du  

Par Jean-Marie Leforestier


À Caen, en avril, un journaliste de Radio France a rapporté les propos et saluts nazis tenus lors d'un banquet du Canon français, une série de rendez-vous financée notamment par le milliardaire d'extrême droite Pierre-Édouard Stérin. Depuis, des militant·es de gauche - et au-delà - cherchent le bon moyen de contrer ces événements, que l’État se refuse à interdire, rapportent Politis et Rue89 Strasbourg. 
 

Libération et Mediapart ont identifié le gendarme ayant effectué un tir tendu qui a visé le manifestant Serge Duteuil-Graziani lors d'un rassemblement contre la méga-bassine de Sainte-Soline. Mais cette révélation n'a pas suscité l'écho espéré, analyse Arrêt sur images.

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Le Canon français : s’y opposer sans passer pour des trouble-fête, le dilemme à gauche

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