La manifestation a rempli le quais des Bateliers.
Plus de 2 000 personnes ont répondu à l’Appel pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale, samedi 26 septembre à Strasbourg. Un bon début pour un mouvement qui doit encore rassembler selon les organisateurs.
Les organisateurs de la Marche pour le climat, le vivant, la paix et la justice sociale du samedi 26 septembre à Strasbourg ont été agréablement surpris par la participation : plus de 2 000 personnes sont venues marcher de la place de la République à la place Kléber pour réclamer aux futurs gouvernements des actions concrètes en faveur du climat (voir l’annonce).


On est encore loin des 5 000 personnes rassemblées lors des marches pour le climat en 2020. Mais pour Guillaume Parent, l’un des organisateurs de la marche à Strasbourg, « c’est un bon début » :
« L’Appel du 26 septembre demande que soient prises des mesures de bon sens. J’ai tout de suite adhéré à la démarche, qui est très structurée, et j’ai même fait adhérer le Parti socialiste dont je suis secrétaire de section à Strasbourg. On a tous vécu le même été : la succession de canicules, l’impréparation du gouvernement, les objectifs de la Cop 21 qui ne seront pas respectés… Donc il faut agir et pour ça il faut rassembler. »

Dans la manifestation se trouvaient quelques pancartes de partis de gauche, quelques organisations comme Greenpeace ou la Ligue des droits de l’Homme. Cancer colère était également présent ainsi que quelques étudiant·es.
Rassemblement classique de la gauche écologiste
L’ensemble formait un rassemblement assez classique pour une manifestation pour le climat mais d’autres rendez-vous sont à venir selon Guillaume Parent, avec l’objectif d’ouvrir le nombre d’organisations participantes et « sans violence » précise-t-il : « Il y a quelque chose qui se passe ! Ça prendra du temps. L’important est que tout le monde puisse s’exprimer, sans haine. » Pour la non-violence, c’est raté : un militant en faveur de l’énergie nucléaire s’est fait détruire son costume gonflable par une manifestante…

Mais le cortège a regonflé le moral d’Annaëlle, étudiante à Sciences-Po Strasbourg :
« Je fais un maximum de manifestations, j’appelle souvent les gens à participer et ça m’énerve quand il n’y a pas de réponse. On a le temps, c’est nécessaire d’être présent ! Et là, de voir qu’il y a autant de personnes qui pensent comme moi, ça fait du bien, ça me donne de l’énergie et de l’espoir. Après, c’est pas les manifestations qui vont changer le système capitaliste et patriarcal : il faudra une révolution. Ce qui se passe est trop grave. »

Les organisateurs ont tenté de tenir une « assemblée citoyenne » à l’arrivée place Kléber. Mais les dalles surchauffées par le soleil ont eu raison de la plupart des participants, qui se sont très vite évaporés. L’assemblée aurait dû se tenir place de la République, mais la préfecture a demandé que le parcours soit raccourci, pour éviter l’interruption du tramway le long de la rue de la Haute-Montée et place Broglie.