Malgré les marches pour les visibilités des minorités sexuelles et de genre, ici à Strasbourg en juin 2022, les homosexuels sont toujours victimes d’attaques systématiques.
Alors que deux militants séropositifs ont lancé une grève de la faim lundi 24 août devant le palais de justice de Reims, le collectif Front d’action gay Strasbourg (FAGs) appelle à un rassemblement de soutien devant le palais de justice de Strasbourg contre « l’inaction responsable et coupable” de l’État.
Victime d’agressions et de harcèlement depuis plus d’un an en raison de sa séropositivité, Christophe Paco a lancé lundi 24 août une grève de la faim contre la « sérophobie » et en réclamant davantage de protections pour les personnes atteintes du VIH. Il est accompagné par Nicolas Aragona, alias « Super Séro”, un militant qui a annoncé sa séropositivité sur les réseaux sociaux, également victime de cyberattaques depuis. Les deux hommes réclament un meilleur accès aux soins, plus de prévention et une reconnaissance juridique de la sérophobie.
Pour le collectif Front d’action gay de Strasbourg (FAGs), la lutte des pouvoirs publics contre le VIH est au « point mort » et traduit une inaction « coupable et responsable ». L’association veut apporter son soutien envers les deux militants « très courageux » de Reims. Un rassemblement qui vise également à briser le silence sur cette condition : « La sérophobie doit aussi être combattue parce qu’elle incite les personnes à méconnaître ou taire leur statut sérologique, pour ne pas s’exposer à de nouvelles violences. »
Pour le Front d’action gay, Christophe Paco et Nicolas Aragona inscrivent dans l’agenda politique le sujet des « discriminations systématiques » des personnes atteintes d’infections sexuellement transmissibles. L’association appelle à un rassemblement mercredi 26 août à 18h devant le palais de justice de Strasbourg pour « porter la voix des sépositifs ».