Le cortège spontané s’est agrandi au fil de l’après-midi.
Jeudi 8 octobre, environ un millier de lycéens et d’étudiants ont manifesté à Strasbourg après avoir de nouveau bloqué des établissements dans la matinée.
Le cortège était bien moins fourni que celui du mardi 6 octobre mais il était aussi bien moins anticipé. Après avoir bloqué quelques lycées qui pensaient pouvoir reprendre les cours, environ un millier de lycéens et d’étudiants se sont rassemblés jeudi 8 octobre vers 14h place de la République, pour demander davantage de moyens pour l’Éducation nationale.
Des adultes étaient également présents, dont des syndicalistes de SUD-Éducation, Force ouvrière ou de la CGT, pour accompagner le cortège qui semblait découvrir son itinéraire au gré des opportunités et des barrages policiers. Place de la République, l’accès au centre-ville était barré par un cordon de forces de l’ordre, le cortège a donc pris l’avenue de la Liberté en direction du Palais universitaire et du campus central de l’Université de Strasbourg.


Une bonne ambiance émanait du cortège, qui avait à sa tête l’un des trois brigands de Tomi Ungerer, réalisé par des étudiants de la Haute école des arts du Rhin, sur un chariot. Parmi les slogans proférés, une bonne partie étaient destinés aux forces de l’ordre, qui se tenaient à distance. La foule a avancé à pas rapides autour du centre-ville.

Vers 16h, arrivés place de la République à nouveau, les jeunes ont tenté de s’approcher de l’avenue des Vosges depuis l’avenue de la Paix, tout en tenant des barrières. Ils ont aussitôt été repoussés par du gaz lacrymogène. S’en sont suivis plusieurs essais similaires dans les rues parallèles, systématiquement empêchés. À 16h45, les manifestants et manifestantes étaient devant le Palais universitaire et s’applaudissaient, avant de chanter « Macron t’es foutu, la jeunesse et dans la rue », ou « la jeunesse emmerde, le front national ».
