Publié le 15 septembre 2026

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Manifestation contre le « permis de tuer » samedi 19 septembre

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Cinq collectifs appellent à manifester samedi 19 septembre à Strasbourg contre la loi Ripost visant notamment les free parties et la loi instaurant une présomption de légitime défense des policiers, appelée par ses opposants loi « permis de tuer ».

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Cinq collectifs appellent à manifester samedi 19 septembre à Strasbourg contre la loi Ripost visant notamment les free parties et la loi instaurant une présomption de légitime défense des policiers, appelée par ses opposants loi « permis de tuer ».

« Pendant que l’État donne toujours plus de pouvoirs à celles et ceux qui nous contrôlent, nous verbalisent, nous répriment, nous brutalisent, une autre revendication reste urgente : mettre fin au permis de tuer. » C’est ainsi que les collectifs La chatte noire turbulente, Resistek, Vérité et Justice pour Enzo, Tekno anti-rep et les Soulèvements de la Terre marquent leur opposition à deux lois qu’ils estiment attentatoires aux libertés individuelles et publiques. Ces derniers donnent rendez-vous samedi 19 septembre à 14h place de l’Étoile à Strasbourg pour une manifestation sonorisée.

La loi Ripost a été promulguée courant du mois d’août et augmente les risques juridiques liés aux free-parties : les participants peuvent recevoir une amende forfaitaire de 500 euros et les organisateurs de ces fêtes en plein air peuvent être frappés de peines d’emprisonnement.

730 000 signatures, pas de débat

L’Assemblée nationale a également adopté le 7 juillet la proposition de loi sur « la présomption de légitime défense des policiers » en cas d’usage de leur arme à feu. Ce texte n’est toujours pas à l’ordre du jour du Sénat mais il risque d’y être validé facilement, la droite étant majoritaire dans la haute assemblée. Il est considéré par de nombreuses associations et juristes comme un « permis de tuer », puisque les policiers ne seraient plus obligés de prouver une absolue nécessité lorsqu’ils utiliseraient leur arme de service. Avec cet inversement de la charge de la preuve, ce sont les victimes qui devraient prouver qu’un tir n’était pas légitime, ce qui sera impossible dans de nombreux cas notamment parce que les moyens d’enquête sont aux mains de la justice et des forces de l’ordre.

Une pétition sur le site de l’Assemblée nationale contre cette présomption de légitime défense a recueilli plus de 730 000 signatures début juillet mais la commission des lois de l’institution l’a classée sans suite. Cette pétition n’a donc été suivie d’aucun débat, comme le prévoit pourtant les règles de l’Assemblée nationale.

« Nous refusons de choisir entre notre liberté de danser et notre droit à vivre », écrivent les organisations dans leur communiqué en considérant que « ces combats ne restent pas séparés » : « Pendant qu’on criminalise nos fêtes, le permis de tuer continue de progresser et les violences policières restent impunies. »

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Publié le 15 septembre 2026

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