Publié le 27 février 2026

2 min

À Strasbourg, Jeanne Barseghian dénonce une agression raciste et des tags sur son local de campagne

#Actu

Le local de la liste menée par Jeanne Barseghian a été dégradé dans la nuit du 26 au 27 février à Strasbourg. Des slogans attribués à l’extrême droite, dont « À mort les traîtres », ont été inscrits sur la devanture. Un collaborateur a aussi été agressé d’après la maire sortante, qui porte plainte.

Source :

Open link

Dans la nuit du 26 au 27 février, le local de campagne de Jeanne Barseghian a été dégradé.

Le local de la liste menée par Jeanne Barseghian a été dégradé dans la nuit du 26 au 27 février à Strasbourg. Des slogans attribués à l’extrême droite, dont « À mort les traîtres », ont été inscrits sur la devanture. Un collaborateur a aussi été agressé d’après la maire sortante, qui porte plainte.

Dans la nuit du 26 au 27 février, le local de campagne de la maire sortante Jeanne Barseghian a été dégradé dans le quartier Gare à Strasbourg. Plusieurs inscriptions ont été découvertes sur la façade : « Ici c’est la France », « À mort les traîtres », « vive la France ». Des messages qui, « s’inscrivent clairement dans le registre de l’extrême droite et constituent des menaces de mort », précise Jeanne Barseghian. Une plainte contre X doit être déposée, indique-t-elle encore.

Elle relate qu’un individu s’était présenté au local en début de soirée, annonçant avoir « acheté un marqueur ». Il a ensuite, selon Jeanne Barseghian, agressé verbalement l’un des collaborateurs, un salarié de la campagne, alors que se tenait au même moment le « grand meeting d’union de la gauche » salle de la Bourse. « Une agression avec des propos racistes », poursuit la maire vendredi 27 février, refusant de donner plus de détails. Le collaborateur annonce lui aussi porter plainte.

« J’adresse ma solidarité à Cem Yoldas »

Il est probable que ce soit la même personne qui est repassé plus tard pour réaliser les inscriptions sur la devanture du local. Ces faits interviennent dans un contexte déjà tendu à l’approche des municipales à Strasbourg. Mercredi 25 février, le candidat Cem Yoldas a annoncé qu’il renonçait à se présenter après avoir été ciblé par Virginie Joron, la candidate du Rassemblement national, qui a publié sur les réseaux sociaux son lieu de travail.

Vendredi 27 février, la maire dénonce des actes « intolérables » :

Ces menaces et dégradations sont intolérables. L’extrême-droite n’avance plus masquée, elle se montre au grand jour et menace directement celles et ceux qui portent sincèrement les valeurs de démocratie, de droits humains et de vivre-ensemble. J’adresse ma solidarité à Cem Yoldas, malgré nos divergences politiques. Avec ma liste Strasbourg Juste et Vivante nous ne lâchons rien. Nous continuerons de combattre l’extrême droite partout, dans les urnes comme sur le terrain des idées, et à refuser toutes les formes de violence. »

Rédigé par 16363

Publié le 27 février 2026

Bonjour 👋

Voici l'édition du  

Municipales : où en est la gauche ? 

Diabolisée comme à Strasbourg, divisée au premier tour un peu partout dans le pays et malgré tout combative, la gauche aborde les municipales avec des incertitudes. Les maires écologistes comme Grégory Doucet à Lyon et Pierre Hurmic à Bordeaux espèrent s'en sortir. La France insoumise table sur une percée notamment à Toulouse autour de l'énigmatique François Piquemal. Et quelques aventures unitaires espèrent faire basculer des mairies. 

 

Éditions spéciale : c'est samedi, c'est municipales ! 

Tous les samedis jusqu’au scrutin des 15 et 22 mars, des sélections éditoriales pour mieux décrypter les élections municipales. Un suivi essentiel, car celles-ci font office de baromètre politique pour la France, à un an de l'élection présidentielle. 

#Pouvoirs

Municipales : ces villes de droite que l’union des gauches peut faire vaciller

Publié le 17/02/2026 à 17:00

7 min

À l’approche du scrutin municipal, la lancinante question des alliances de gauches fracture les partis plus qu’elles ne les rassemblent. Les écolos se divisent, les insoumis sont accusés de vouloir