Le cortège de Lutte ouvrière, le 1er mai 2024 à Lyon. ©PL/Rue89Lyon
La CGT du Rhône appelle à une manifestation vendredi 10 avril à 12 h. Rendez-vous est donné devant la préfecture du Rhône (Lyon 3ᵉ) contre une proposition de loi visant à « permettre aux salariés de certains secteurs de travailler » le 1ᵉʳ Mai. Un « vol » de la Fête des travailleurs pour le syndicat.
Une manif peut-elle sauver une manif (et un jour férié) ? L’union départementale de la CGT du Rhône appelle à une manifestation, vendredi 10 avril, à 12h, devant la préfecture, quai Augagneur (Lyon 3ᵉ).
Le syndicat dénonce le « vol du 1erʳ-Mai » que tente d’opérer le gouvernement à travers sa proposition de loi pour « permettre aux salariés de certains secteurs de travailler le 1er-Mai ». Ce vendredi, à l’occasion de leur niche parlementaire à l’Assemblée nationale, des députés Renaissance vont reprendre la proposition de loi adoptée en première lecture au Sénat en juillet 2025.
À Lyon, une manifestation pour garder le 1er-Mai férié
Cette proposition concernerait certains artisans et commerces, comme les boulangers et les fleuristes. Mais, pour la CGT, bien que se présentant « au nom des artisans et des petits commerces
indépendants de proximité », ce sont plutôt les « supermarchés, boulangeries et fleuristes industriels » qui seront favorisés par cette loi en « contraignant les salarié·es à travailler », écrit-elle dans son communiqué.
De son côté, des figures macronistes comme la députée et ancienne porte-parole du gouvernement Prisca Thevenot défendent cette proposition en arguant que le travail se ferait sur la base du « volontariat » des salarié·es. Une « fiction » pour la CGT :
« Comme pour le dimanche, les salarié·es devront travailler le 1er-Mai sous peine de licenciement, ou de non-embauche », poursuivent les syndicalistes dans leur appel à la mobilisation.
Plus largement, le syndicat appelle également tous les « travailleurs et travailleuses » à interpeller des député·es et à se « mobiliser devant les permanences parlementaires, préfecture et l’Assemblée nationale ».
