Publié le 07 avril 2026

3 min

Palestine et antisionisme : un rassemblement prévu à Lyon contre la loi Yadan

#Pouvoirs #Libertés

Plusieurs associations appellent à un rassemblement mercredi 8 avril à Lyon pour protester contre la proposition de loi, portée par la députée macroniste Caroline Yadan, qui vise à « lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme ». Elles dénoncent un texte visant à censurer les luttes pour le peuple palestinien et la critique de l’État d’Israël.

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Une nouvelle mobilisation en soutien à la Palestine est organisée samedi 19 octobre à 15h sur la place Jean Macé. ©

Plusieurs associations appellent à un rassemblement mercredi 8 avril à Lyon pour protester contre la proposition de loi, portée par la députée macroniste Caroline Yadan, qui vise à « lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme ». Elles dénoncent un texte visant à censurer les luttes pour le peuple palestinien et la critique de l’État d’Israël.

Le rendez-vous est donné mercredi 8 avril place de la République (Lyon 2ᵉ) à 18 h 30. Plusieurs collectifs et associations appellent à un rassemblement contre la loi Yadan. Parmi les organisateurs, on retrouve la Fosse aux Lyons, Tsedek! Collectif juif décolonial, l’Union Juive Française pour la Paix, le Mouvement kanak de France, Urgence Palestine Lyon, Young Struggle et Boycott for Palestine.

Portée par Caroline Yadan (Renaissance), la députée des Français de l’étranger basés notamment en Israël, la loi doit être débattue les 16 et 17 avril 2026 à l’Assemblée nationale. Elle élargirait le délit d’apologie du terrorisme et créerait un nouveau délit « réprimant le fait de provoquer à la destruction ou à la négation d’un État ».

La proposition de loi estime que « la haine de l’État d’Israël » est « consubstantielle à la haine des Juifs », et que « l’appel à la destruction de cet État, parce qu’il forme un collectif de citoyens juifs, est une manière détournée de s’attaquer à la communauté juive dans son ensemble ».

Le contexte du 7 octobre et de la colonisation israélienne

Dans le détail, ce texte s’appuie sur la hausse des actes antisémites en France depuis les massacres du 7 octobre 2023, lors desquels le Hamas (à la tête du territoire palestinien de la bande de Gaza) avait tué près de 1 200 Israéliens, dont de nombreux civils. Les forces israéliennes avaient répliqué très violemment par des bombardements et des attaques militaires sur la bande de Gaza et la Cisjordanie, causant plus de 70 000 morts depuis octobre 2023.

Plusieurs observateurs internationaux, dont la Cour internationale de Justice, l’Organisation des Nations unies et des organisations non gouvernementales (ONG), ont dénoncé un « risque » de génocide, voire un génocide déjà en cours. Cette proposition de loi s’inscrit plus globalement dans un contexte dans lequel des mouvements de soutien à la Palestine dénoncent ce génocide. Ils demandent plus généralement la fin de la politique coloniale d’Israël sur les territoires palestiniens, antérieure à 2023.

Une pétition contre la loi Yadan réunit près de 500 000 signatures

« La loi Yadan s’apprête à criminaliser le soutien à la Palestine en muselant les militant·e·s, commettant ainsi un grave amalgame entre antisémitisme et antisionisme. Il constitue une atteinte directe à la liberté d’expression et d’association », critiquent les associations à l’origine de l’appel à manifestation.

Elles dénoncent aussi « une assignation inacceptable » faite par la députée. « En considérant que la dénonciation des crimes israéliens viserait les Juifs et les Juives elleux-mêmes, cette proposition de loi entretient l’amalgame entre judéité et sionisme », écrivent les organisateurs de la manifestation.

Une pétition, lancée sur le site de l’Assemblée nationale, est sur le point de réunir 500 000 signatures contre la loi Yadan (494 406 à l’heure de publication de cet article). Si elle atteint ce seuil, un débat en séance publique de l’Assemblée nationale pourrait être organisé. Les socialistes ont déjà annoncé qu’ils voteront contre le texte à l’Assemblée nationale. La France insoumise en a demandé le retrait et le groupe Modem a suggéré au gouvernement de suspendre temporairement l’examen de la loi.

Par Rue89Lyon

Publié le 07 avril 2026

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