Après une mobilisation début février, plusieurs centaines d’enseignant.es et personnels éducatifs ont défilé une nouvelle fois depuis la place Guichard (Lyon 3e) mardi 2 avril. Images d’archive. ©Laury Caplat/Rue89Lyon
Mardi 6 octobre, une manifestation est organisée au départ de la place Bellecour à Lyon, dans la continuité du mouvement lycéen débuté la semaine précédente. Plusieurs syndicats appellent à la grève et à rejoindre la mobilisation.
Le mouvement lycéen sera-t-il l’étincelle d’un mouvement de contestation plus étendu ? Une manifestation est attendue mardi 6 octobre à Lyon, au départ de la place Bellecour (Lyon 2ᵉ) à 10 heures, en direction de la place Guichard (Lyon 3ᵉ). Y participeront des lycéens, mobilisés pour de meilleures conditions d’étude et plus de moyens pour l’Éducation nationale.
Une intersyndicale de l’éducation (FO, CGT Educ’Action, Solidaires, CNT et SNES-FSU) appelle à la grève et à se joindre à la manifestation, tout comme le syndicat l’Union étudiante. « L’austérité contre laquelle se révoltent les lycéen·nes, c’est l’austérité qui révolte aussi les salarié·es du privé et les agent·es du public », souligne le syndicat Solidaires dans un communiqué.
« La seule réponse à apporter à cette mobilisation est la satisfaction de leurs revendications :
la création de postes d’enseignants, d’AED, de CPE, d’infirmières, d’assistantes sociales,
des réels moyens pour l’éducation afin de faire baisser les effectifs de classe, l’abandon de
Parcoursup, la rénovation des établissements », défendait aussi l’intersyndicale dans un communiqué envoyé le 2 octobre.
Un mouvement lycéen reprimé
Le 29 septembre déjà, plusieurs milliers de manifestant·es avaient défilé dans les rues de Lyon suite à un appel à la grève lancé par plusieurs syndicats, pour l’augmentation des salaires et l’amélioration des conditions de travail dans la fonction publique. Cette journée de mobilisation avait lancé les blocages des lycées dans l’agglomération lyonnaise, dans la suite du mouvement lycéen spontané débuté en banlieue parisienne le 21 septembre à Créteil.

Depuis le 29 septembre, une quarantaine d’établissements scolaires (lycées et collèges) ont été bloqués à Lyon. Au-delà des feux de poubelles et des barricades largement documentés dans les médias, la mobilisation a aussi fait l’objet d’une forte répression : près de 140 personnes ont été interpellées entre le mardi et le vendredi, pour la plupart des mineurs. Rue89Lyon a aussi documenté des scènes de violences policières, tandis que la préfecture dit agir contre « des casseurs ».
En fin de semaine, la préfecture du Rhône a pris un arrêté autorisant l’usage de drones par la police pour surveiller les mobilisations aux abords d’établissements scolaires. Lundi 5 octobre, les services de l’État ont pris deux nouvelles dispositions : l’interdiction de la vente de carburant dans des récipients à emporter et d’engins pyrotechniques, communément appelés « mortiers ».
