Les différents représentant·es des organisations syndicales organisatrices des manifestations du jeudi 3 avril à Lyon défilent au micro. ©MP/Rue89Lyon
Après le décès d’un travailleur dans une usine Lustucru, plusieurs syndicats organisent des rassemblements à l’occasion de la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail. Le rendez-vous est donné mardi 28 avril, de 9 à 12 heures, place Béraudier (Lyon 3ᵉ).
« Malades, blessées, tué·es au travail ou par le travail : stop ! », dénoncent la CGT, la FSU et Solidaires dans un communiqué commun. Mardi 28 avril, pour la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, plusieurs organisations syndicales du Rhône appellent à une large mobilisation à Lyon.
Le rassemblement débutera dès 9 heures, place Béraudier (Lyon 3ᵉ). Il se prolongera jusqu’à 12 heures au moins. Entre-temps, plusieurs temps forts sont prévus, à l’initiative de différentes fédérations professionnelles.
La fédération régionale construction, l’Union syndicale santé action sociale 69, et le syndicat lyonnais de l’énergie investiront pour leur part les rues devant l’hôpital Édouard Herriot, à partir de 10 heures. Au 78 rue de la Villette (Lyon 3ᵉ), la CGT Cheminots de Lyon organise un grand rassemblement au siège régional de la SNCF, à partir de 11 heures.
Le syndicat, qui déplore 11 suicides depuis le début de l’année, rejoint le mot d’ordre du jour : « Le travail tue ». Pour rappel, 764 accidents de travail ont conduit à la mort d’un·e salarié·e en 2024, selon l’Assurance maladie-risques professionnels. « Le nombre de décès au travail explose : 4 morts par jour, dont 2 sur les chantiers de construction ! », pointent du doigt la CGT, la FSU et Solidaires dans un communiqué de presse conjoint.
Manifestations contre la mort au travail à Lyon
Sept années après, les ordonnances Macron de septembre 2017, qui ont réformé le code du travail et fortement impacté la représentation des salarié·es, restent au cœur des protestations. Parmi les revendications, les organisations syndicales militent pour le rétablissement des instances représentatives du personnel de proximité.
Désormais assimilée par le Comité social de l’entreprise (CSE), la disparition des comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) a, selon les syndicats, permis « la disparition de 4 des 10 critères de pénibilité pour les salarié·es du privé », rappelle la CGT dans son communiqué.
Les appels à la mobilisation ont été réitérés en amont du 1er-Mai, jour de la fête des travailleurs et des travailleuses, par l’intersyndicale de la CGT, la FSU, Solidaires, l’Union étudiante et l’Unef. La traditionnelle manifestation s’élancera de Jean-Macé (Lyon 7ᵉ), à 10 h 30.
