Les supporters des Girondins au Stade Matmut (ML/Rue89 Bordeaux)
La commission d’appel de la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion) a confirmé ce mercredi la décision d’exclure des compétitions nationales les Girondins de Bordeaux. Le club présidé par Gérard Lopez n’a pas réussi à recueillir les 9 millions d’euros nécessaires pour combler les défauts de paiements de la saison 2025-2026 et prévoir le budget de la saison 2026-2027.
Les négociations étaient pourtant en cours avec le fond d’investissement anglais Sparta Capital jusqu’à ce mardi soir. Dans l’impossibilité de réunir les 9 millions d’euros nécessaires à la survie du club en professionnel, le fond d’investissement s’est retiré de la procédure de cession des Girondins par son actuel propriétaire, Gérard Lopez.
Les négociations, émaillées entre autres de tensions avec Bordeaux Métropole au sujet des conditions d’occupation du Stade Atlantique Bordeaux Métropole, n’ont pas abouti. Le club s’est donc présenté en appel devant la DNCG sans repreneur et sans les fonds nécessaires à sa survie à l’échelon national.
Le gendarme financier du football français avait exclu le club des Girondins de Bordeaux des compétitions nationales le 30 juin en première instance. L’appel de cette décision n’a pas permis au club au scapulaire d’apporter des garanties financières suffisantes à son maintien en National 2.

Procès-verbal publié par la DNCG actant l’exclusion des Girondins de Bordeaux des compétitions nationles.
Le recours de la dernière chance
Gérard Lopez, entendu ce matin par la DNCG pendant plus d’une heure, a annoncé déposer un recours au CNOSF (Comité national olympique et sportif français) dans le but d’assurer le maintien du club en 4e division. Cet ultime recours permettrait aux Girondins de Bordeaux de gagner du temps dans la recherche d’un repreneur pour la saison 2026-2027.
Selon le quotidien Sud Ouest, plusieurs marques d’intérêts se seraient déjà déclarées auprès du propriétaire des Girondins pour reprendre le club et se porter garant du plan de continuation.
Pour l’instant, du côté sportif, le club six fois champion de France verrait son avenir au mieux en Régionale 1 (6e division du football français), sous réserve de la décision de la Ligue de football de Nouvelle-Aquitaine.
Mais côté administratif, la sanction pourrait être pire. Selon L’Équipe, le tribunal de commerce pourrait être amené à ouvrir une procédure de liquidation judiciaire à l’encontre de la SASP des Girondins de Bordeaux, marquant la fin officielle du club girondin vieux de 145 ans.
« Préparer l’avenir »
De son côté, Bordeaux Métropole dit prendre acte de la décision de la commission d’appel de la DNCG. Dans un communiqué, la collectivité rappelle s’être « pleinement mobilisée » ces dernières semaines pour favoriser la reprise du club et la construction d’un projet assurant sa pérennité financière.
Son président, Thomas Cazenave, estime que « la décision de la DNCG est un moment extrêmement difficile pour les Girondins de Bordeaux et pour tous ceux qui sont attachés à ce club ». « Notre responsabilité est de préparer l’avenir » écrit-il, annonçant qu’il échangera « dans les prochains jours avec l’ensemble des acteurs concernés afin d’envisager la suite du club ». Bordeaux Métropole cherche aussi à éviter que son stade, désormais géré en régie directe, ne se retrouve sans club résident.
