Publié le 15 avril 2026

•
2 min

170 féminicides en 2025 affichés sur un mur à Bordeaux, « un record »

#Actu

Collages Féministes Bordeaux dresse un mémorial pour les femmes et filles tuées en 2025 en raison de leur genre. L’année est marquée par une hausse des féminicides.

Source :

Open link

Le mémorial érigé dans le quartier de Bacalan (Collages féministes Bordeaux)


Collages Féministes Bordeaux dresse un mémorial pour les femmes et filles tuées en 2025 en raison de leur genre. L’année est marquée par une hausse des féminicides.

Sabine, 39 ans. Alexandra, 27 ans. Sandrine, 58 ans… Et des enfants, Louise, 11 ans. Nina, 13 ans. Emma, 13 ans… Ou encore des anonymes, 87 ans, 72 ans, 77 ans… La liste est horriblement longue. Dans la nuit du 13 avril 2026, cent soixante-dix prénoms et leurs âges ont été collés sur un mur du quartier Bacalan à Bordeaux, près de l’arrêt de tram New York, un « mémorial » pour ces femmes et filles tuées en France en 2025.

« Ce sont 29 féminicides de plus qu’en 2024, qui enregistrait déjà une hausse de 11 % des féminicides conjugaux par rapport à l’année précédente, écrit dans son communiqué Collages Féministes Bordeaux. Ce décompte correspond à tous les meurtres (ou suicides forcés relayés par la presse) d’une femme en raison de son genre et ce, quel que soit son âge ou les circonstances. »

2025 devient ainsi une année « record » affirme le collectif, avec une femme qui meurt tous les deux jours sous les coups ou les violences d’un homme. Et déjà, en avril 2026, une quarantaine sont dénombrées.

« Des assassinats évitables »

« Elles avaient de 1 à 96 ans. Elles étaient issues de tous les milieux sociaux, elles étaient mères, grands-mères, soeurs, tantes, cousines, ou encore des adolescentes. Elles étaient infirmières, employées, chanteuses, assistantes maternelles, professeures, bénévoles d’associations, directrices d’écoles, gérantes de sociétés, retraitées, étudiantes, lycéennes, collégiennes, travailleuses du sexe, sans abri », écrit le collectif.

Le mémorial bordelais ne cherche pas à expliquer, mais à montrer – et invite à « s’y recueillir et déposer des fleurs ou des bougies ». Le geste du collage, apparu en 2019, s’inscrit dans une stratégie d’occupation de l’espace public. « Ces féminicides ne sont pas des statistiques, mais des assassinats évitables », rappelle le communiqué.

Le texte dénonce également les défaillances institutionnelles du « gouvernement Macron [qui] se targue de lutter contre les violences faites aux femmes alors que près de la moitié des plaintes restent classées sans suite (42 % entre 2018 et 2023 sur 800 000 victimes) ». À cette critique s’ajoute une colère plus large contre la répression de certaines mobilisations féministes et la place laissée à des groupes d’extrême droite dans l’espace public.

Par La Rédaction•

Publié le 15 avril 2026

Bonjour 👋

Voici l'édition du  

Par Virgil Bauchaud

Les lycéen·nes français·es ne sont pas les seul·es à se mobiliser. Politis nous emmène au Chili, où les jeunes manifestent contre la politique de leur président d’extrême droite, José Antonio Kast. Des programmes socio-éducatifs et 1.800 postes d’enseignant·es sont menacés par le budget 2027. Et là aussi, les lycéen·nes chilien·nes font face à une violente répression policière.

 

Ça pourrait être le début d’une série politique. A Tourcoing, un élu de la majorité a reconnu s’être servi de la vidéosurveillance de la ville pour observer les faits et gestes d’opposant·es insoumis·es mobilisé·es sur les blocus de lycées, raconte Médiacités.

#Extrême droite #International

Au Chili, malgré la répression, les étudiants défient le président d’extrême droite

Publié le 08/10/2026 à 11:24

•
8 min

« Président Kast, réfléchissez-y à deux fois avant de vous attaquer au mouvement étudiant », a assené en conférence de presse Darlyn Marilef, porte-parole de l’Asamblea Coordinadora de Estudiantes Secundarios (Assemblée de coordination des lycéens), jeudi 1er octobre, après une importante mobilisation des jeunes dans plusieurs villes du Chili. « Nous savons comment nous organiser et nous mobiliser, et […]

#Racisme

Chez Plus que pro, des milliers de CV triés sur des critères sexistes et xénophobes

Publié le 09/10/2026 à 06:00

•
9 min

Depuis plusieurs plateformes d’emploi, l’entreprise alsacienne Plus que pro a trié des milliers de CV sur des critères de genre et d’origine supposée des personnes, à leur insu. Selon des documents de travail et des témoignages que Rue89 Strasbourg a pu recueillir, ce dispositif dénommé Vortex a été utilisé dans le cadre des démarchages de l’entreprise.