Publié le 29 septembre 2026

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4 min

10 000 manifestants ont défilé à Bordeaux lors de la grève nationale de la fonction publique

#Actu

L’intersyndicale a lancé un appel à la grève ce mardi 29 septembre, pour de meilleures conditions de vie, de travail, pour plus de moyens dans les services publics et une revalorisation des salaires dans la fonction publique. A Bordeaux, ils étaient près de 10 000 à manifester dans les rues.

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10000 personnes dans les rues de Bordeaux ce 29 septembre (LB/Rue89 Bordeaux)

L’intersyndicale a lancé un appel à la grève ce mardi 29 septembre, pour de meilleures conditions de vie, de travail, pour plus de moyens dans les services publics et une revalorisation des salaires dans la fonction publique. A Bordeaux, ils étaient près de 10 000 à manifester dans les rues.

Répondant à un appel national à la grève, près de 10 000 personnes, selon les organisateurs, ont manifesté à Bordeaux, ce mardi septembre à 12h30. Le cortège, est parti de la place de la République pour rejoindre la Place de la Bourse. Dans le contexte de la préparation du budget 2027, qui sera présenté ce jeudi, et suite à un nouveau gel du point d’indice annoncé au début du mois, ils récusent l’argument d’indispensables économies financières.

« Chaque fois qu’il faut justifier de sabrer dans le service public, le fantôme de la dette sort du placard. Cette dette n’est pas la nôtre, elle est la conséquence d’un choix politique. C’est la dette de l’Etat, celle qu’il a creusé à coups de milliards distribués aux entreprises, en refusant de taxer les superprofits, en supprimant l’ISF, en creusant l’inaction climatique : quel est le prix des incendies de cet été ? », a déclaré en ouverture la FSU.

Revaloriser les salaires

Les syndicats suggèrent des pistes d’économie. Selon la CGT, les aides publiques aux entreprises représentaient 211 milliards d’euros, alors « que les services publics sont délaissés » par l’Etat. Les manifestants s’inquiètent aussi de l’inflation qui a atteint cette année les 2,4 % selon l’Insee, et face à laquelle leurs salaires ne suivent pas. Résultat : leur pouvoir d’achat s’affaisse.

« En une trentaine d’années, un prof a perdu la moitié de son pouvoir d’achat », estime Véro, une enseignante. Elle conteste le maintien l’an prochain du gel du point d’indice, qui permet de calculer le salaire des salariés de la fonction publique.

« Aujourd’hui les salariés n’arrivent pas à vivre dignement, les retraités touchent des pensions inférieures à 1000 euros, on peut plus payer l’essence pour aller travailler, on arrive plus à se nourrir correctement avec l’inflation et l’écart entre les salaires », poursuit la CFDT.

De nombreuses pancartes exprimaient la colère des manifestants Photo : LB/Rue89 Bordeaux

Les services publics laissés à l’abandon

Le slogan « plus de canadairs et moins de milliardaires », rappelle par ailleurs le contexte des mégafeux de cet été qui ont touché la Gironde, mais aussi des canicules. « Le gouvernement [Lecornu] divise par cinq l’enveloppe destinée à la rénovation des écoles » et laisse derrière lui « des écoles surchauffées où les enfants font des malaises » s’indigne la FSU.

Une inaction écologique que les syndicats mettent en perspective avec la situation critique des Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE), qui contribuent à adapter le territoire Girondin face au dérèglement climatique comme au Porge, et dont de nombreux salariés se retrouvent aujourd’hui menacés d’être licenciés [voir encadré].

La jeunesse mobilisée

Coupes budgétaires dans les établissements scolaires, santé mentale, précarité étudiante… Près de « 1000 lycéens » et étudiants ont manifesté en bout de cortège.

« Nos conditions de vie se dégradent. L’accès à la fac est restreint, les aides au logement sont gelées, la xénophobie envers les étudiants étrangers… », s’inquiète Germinal, étudiant, alors que les manifestants commencent à ranger leurs drapeaux, place de la Bourse.

Plus tôt dans la journée, plusieurs lycées ont été bloqués par les élèves, Michel-de-Montaigne, Magendie ou encore Fraçois-Mauriac pour soutenir la mobilisation nationale. Les conditions d’études, du manque de moyens, des emplois du temps surchargés, la santé mentale ou encore la montée de l’extrême droite faisaient parties des colères exprimées et qui dépassent largement les murs de leurs établissements.

Un nouvel appel à manifester est déjà lancé pour le 17 octobre.

Par Lila Berdai•

Publié le 29 septembre 2026

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