Liana / Unsplash
Sous sa manche gauche, Delphine dévoile son ancien matricule policier tatoué et deux symboles de « guerrière ». Elle tend son téléphone qui affiche une photo de son dos : un lion et un visage de femme ornent sa peau, « en hommage à mon combat », commente-t-elle. À 47 ans, la Meurthe-et-Mosellane en a passé onze à se battre pour que la justice prenne en compte sa plainte pour viol, déposée en 2012, contre son supérieur hiérarchique dans la police. La plainte étant aujourd’hui classée sans suite, malgré les cinq aveux écrits du mis en cause, Delphine engage la responsabilité de l’État face à la durée...
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