Marche organisée en soutien à Marwan Barghouti à Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 19 août 2025.
Figure de la liberté et de la résistance, enfermé dans les geôles israéliennes depuis 24 ans, Marwan Barghouti est aujourd’hui en danger de mort. Député palestinien arrêté illégalement à Ramallah en 2002, il reste, malgré son emprisonnement, le dirigeant palestinien le plus populaire en Cisjordanie comme à Gaza. Son avocat, Me Ben Marmarelli, a lancé une alerte après une récente visite à la prison de Ganot où ses droits les plus élémentaires y sont bafoués.
Marwan Barghouti a été torturé, violemment battu, laissé sans soins pendant des heures ou encore attaqué sciemment à plusieurs reprises par un chien lâché dans sa cellule. Comme d’autres figures de la lutte palestinienne, à l’instar de Georges Ibrahim Abdallah, les murs des prisons n’ont jamais eu raison de leurs convictions ni de leur lucidité face à la machine coloniale israélienne. Ces violences systémiques infligées à Marwan Barghouti interviennent dans un contexte plus large : celui du génocide à Gaza, de l’expansion continue de la colonisation en Cisjordanie, des bombardements au Liban.
3 500 personnes se trouvent en détention administrative, sans qu’aucun dossier ne leur ait été transmis, sans inculpation ni procès.
9 600 prisonniers palestiniens
La question des prisonniers demeure au cœur de la lutte du peuple palestinien. Selon les derniers chiffres disponibles, plus de 9 600 Palestiniens sont actuellement détenus dans les prisons israéliennes. Parmi eux, au moins 350 mineurs et plus de 3 500 personnes en détention administrative, sans qu’aucun dossier ne leur ait été transmis, sans inculpation ni procès. De nombreux rapports font état d’un recours massif à l’isolement, de violences physiques et psychologiques, ainsi que de négligences médicales graves. Les visites familiales et les communications sont régulièrement restreintes, voire totalement empêchées.
La France doit exiger sans délai la protection immédiate de Marwan Barghouti, condamner les traitements inhumains qui lui sont infligés et imposer la question des prisonniers politiques palestiniens au cœur de l’agenda international.
Signataires
- Mathilde Panot
- Elsa Faucillon
- Jean-Paul Lecoq
- Rima Hassan
- Thomas Portes