Publié le 30 avril 2026

8 min

LGV Bordeaux-Toulouse : main basse sur les terres agricoles

#Écologie

Pour déployer sa nouvelle ligne, SNCF Réseau doit acquérir du terrain au titre de la compensation écologique. En pleine crise du secteur, de nombreux viticulteurs sont tentés de vendre, car les prix proposés sont élevés. Au point d’écarter certains agriculteurs désireux de créer une activité.

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Pat Batard / Hans Lucas via AFP

Arthur*, maraîcher bio en Gironde, l’a en travers de la gorge. Sur sa commune du vignoble des Graves, quelques hectares de vigne ont été récemment mis en vente. « J’aurais aimé les acheter pour étendre mon activité. Comme personne n’en veut à cause de la crise, je m’attendais à un tarif de 6 000 euros, voire 8 000 euros l’hectare », raconte-t-il. C’était sans compter le projet de ligne à grande vitesse (LGV) : « Comme SNCF Réseau a besoin de terres pour sa compensation écologique, l’agriculteur a pu vendre trois fois plus cher. À ce prix-là, ce n’était plus possible pour moi », regrette-t-il.

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Par Romane Gentil

Publié le 30 avril 2026

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