Publié le 29 septembre 2026

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Ça se tend…

#Actu

Fonction publique en grève, lycéens dans la rue, pompiers en colère : trois mobilisations, une même question posée à un quinquennat finissant.

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Rassemblement dans le cadre de la journée nationale de grèves et de manifestations dans le secteur public, à Marseille, le 29 septembre 2026.

On parle souvent du coût du service public. Beaucoup moins de ce qu’il coûte de ne plus pouvoir compter sur lui. Tandis que l’ensemble des syndicats appellent les agents publics à la grève ce 29 septembre, que les lycées se bloquent et que les sapeurs-pompiers défilent, c’est tout un quinquennat qui est sommé de rendre des comptes. Trois mobilisations, un même récit lu par trois bouts : celui d’un pouvoir au terme de sa course, qui laisse derrière lui des services publics à l’os.

Un État qui traite ses agents en variable d’ajustement dit ce que valent les missions qu’ils portent.

La grève de la fonction publique parle de salaire : point d’indice à revaloriser, débuts de carrière rattrapés par le Smic, indexation sur l’inflation. Revendications de « privilégiés », ricanent ceux qui la méprisent. C’est pourtant une revendication de dignité. Enseignants, soignants, agents des guichets : ces métiers tiennent le pays debout sans qu’on les regarde, jusqu’au jour où ils manquent. Un État qui traite ses agents en variable d’ajustement dit ce que valent les missions qu’ils portent.

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Les lycéens, eux, ne réclament pas de prime. Ils réclament des professeurs, des classes aux effectifs raisonnables, des établissements qui tiennent debout. 180 lycées touchés lundi, 164 interpellations : voilà la réponse faite à des adolescents qui disent qu’on leur doit une école. Et rebaptiser « violences urbaines » un mouvement né d’un manque d’enseignants, c’est décider d’avance de ne pas l’entendre. Peu de gouvernements ont gagné la jeunesse en la traitant comme un problème d’ordre public, et beaucoup l’ont durablement perdue en essayant.

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Les pompiers, enfin, sont le symbole le plus cruel. Ceux qu’on applaudit chaque été ont fait grève le 13 août, à l’appel de leurs neuf syndicats, après des semaines d’incendies où l’on a vu des hommes affronter le feu sans appareil respiratoire. Ils ne se plaignent pas : ils préviennent. C’est le service public lui-même qui sonne l’alarme, avec ses mots à lui, sur l’usure d’un modèle. Salaire, avenir, sécurité : trois façons de dire que l’État a cessé de tenir ses promesses envers celles et ceux qui le font fonctionner.

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Reste le petit théâtre qui se rejoue à chaque fois : qui a le droit d’être là ? Bally Bagayoko devant un lycée de Saint-Denis, Louis Boyard aux côtés des élèves : on leur reproche d’« instrumentaliser », de « récupérer », de « mettre le feu aux poudres ». En somme, de n’être pas à leur place. Il faut au contraire se réjouir de les voir, ces élus de gauche – le plus souvent de la gauche de gauche –, pleinement mobilisés aux côtés de ceux qui luttent et de porter haut leurs revendications, dans la rue, les collectivités et à l’Assemblée.

Clivage

Il y a ceux qui se battent pour le monde du travail, et ceux qui ne s’en approchent que pour le pressurer.

Et l’on cherche d’ailleurs parmi ces détracteurs, du centre à la droite en passant par l’extrême droite, à quel moment de leur engagement politique « pour les Français », assurent-ils, ils ont été du côté du monde du travail, sur un piquet de précaires, dans le cortège du 1er mai, aux côtés d’une aide à domicile ou d’un agent d’entretien. On ne les trouve pas. Jamais. On les retrouve, en revanche, au premier rang des manifestations de policiers, ceux-là mêmes qui encadrent la contestation sociale et, à commencer par celle des lycéens, la répriment. On nous vend des camps « raisonnable » et « extrême ».

Le vrai clivage est plus simple, presque physique. Il y a ceux qui se battent pour le monde du travail, et ceux qui ne s’en approchent que pour le contraindre et le pressurer. Comme l’avait affirmé droit dans ses bottes et face caméra Didier Lallement – l’ancien premier flic de Paris pendant la mobilisation des gilets jaunes – : décidément, nous ne sommes pas du même camp !

Par Pierre Jacquemain•

Publié le 29 septembre 2026

Bonjour 👋

Voici l'édition du  

Par Jean-Marie Leforestier
Aussitôt publiée l'enquête de Mediapart révélant ses propos antisémites, Jordan Bardella s'est précipité sur CNews pour dérouler sa défense sans contradiction. Cet entretien a donné le la de la chaîne d'information propriété de Vincent Bolloré qui a bien vite transformé Mediapart en accusé, relate Arrêt sur images. 

Les uniformes bleus et rouges et les casques chromés ont envahi Paris ce 29 septembre. Politis raconte en images la mobilisation des pompier·ères, qui réclament après un été harassant de meilleures conditions de travail et une réforme du financement des services d’incendie et de secours.

#Actu

De « l’avocat des voyous » aux accusations de violences sexuelles : David Metaxas, « bellâtre » du barreau lyonnais face à ses contradictions

Publié le 29/09/2026 à 15:07

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12 min

Médiatique autant que controversé : depuis un an, David Metaxas fait l’objet d’une mise en examen pour "viols" et "agressions sexuelles" sur six jeunes femmes. Des accusations que celui qui a forgé sa réputation en défendant des figures du grand banditisme conteste en bloc. Portrait d’un avocat "excessif" sous le feu des projecteurs judiciaires.