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En convoquant des législatives anticipées en novembre, Pedro Sánchez joue gros. Face à une gauche désunie, droite et extrême droite, qui gouvernent déjà ensemble dans plusieurs régions, avancent leurs pions. La droite avait remporté les dernières législatives sans réussir à s’entendre avec Vox, permettant à Sánchez de bâtir une majorité avec la gauche radicale. Dans une Europe gagnée par la poussée nationaliste, l’Espagne demeure l’un des rares gouvernements de gauche et l’une des voix les plus fermes sur Gaza. Un basculement à Madrid résonnerait bien au-delà de ses frontières.