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À Mayotte, les 120 000 élèves paient encore le prix de la gestion politique du cyclone Chido. En décembre 2024, ce dernier avait détruit près de 40 % des établissements scolaires. Et les travaux ont tardé. Des mobilisations ont eu lieu en cette rentrée scolaire. « Nos enfants n’ont que trois heures
et demie de cours par jour depuis deux ans », a dénoncé auprès de l’AFP la trésorière de l’association de parents d’élèves de Vahibé, école primaire de Mamoudzou, bloquée par une vingtaine de personnes le 24 août.
« On est encore dans des salles de classe qui sont ouvertes, avec des plafonds qui ne sont pas encore terminés, mais au moins les enfants sont à l’école », a quant à lui déclaré le préfet de Mayotte. Selon la rectrice, citée par Le Monde, 96 % des élèves ont 24 heures de cours par semaine cette année, contre 91 % l’année dernière. La chaîne Mayotte la 1re évoque une école de Kawéni entièrement rénovée, mais qui fonctionne par rotation avec des élèves accueillis le matin, d’autres le soir. L’école est ouverte, mais des dysfonctionnements électriques privent certaines salles d’éclairage et de ventilation. De quoi compromettre le droit à l’éducation de milliers d’enfants.