Rassemblement de soutien pour la Palestine, le 2 octobre 2025, à Paris.
Ce 8 mars aura lieu dans un contexte politique inédit. Sur le terrain international, les États-Unis et Israël ont déclenché avec les bombardements contre l’Iran la plus grande offensive militaire au Moyen Orient depuis la guerre d’Irak en 2003. En France, depuis la mort de Quentin Deranque, militant néofasciste, à Lyon, une grande campagne de criminalisation de la gauche radicale et de l’antifascisme et de dédiabolisation de l’extrême droite est en cours. Elle se déroule avec la complicité du régime, qui a organisé une minute de silence à l’Assemblée et entend profiter de la situation pour avancer dans son offensive autoritaire, de la même manière que Donald Trump a utilisé la mort de Charlie Kirk aux États-Unis.
Pendant que des groupuscules défilent à Lyon avec l’aval du gouvernement, lors d’un « hommage » aux allures de parade fasciste, d’autres attaquent des bars de gauche, des permanences LFI ou menacent des organisations syndicales comme la CGT et Solidaires. Alors que ces dernières années, toutes les grandes mobilisations féministes nationales ont été marquées par des provocations de l’extrême droite, ce 8 mars est voué à être impacté par cette situation, et il est fondamental de s’y préparer.
D’ores et déjà, le groupuscule Némésis, qui se retrouve sous le feu des projecteurs après avoir joué un rôle central dans les événements à Lyon, a annoncé sa volonté de participer une nouvelle fois à la mobilisation. Ses méthodes de provocation sont connues : happening racistes, slogans réactionnaires, défense des expulsions de masse et de la chasse aux immigrés… Pour le collectif proche d’organisations néo-nazies comme Audace Lyon, il s’agit d’instrumentaliser le féminisme pour faire la promotion de ses idées d’extrême droite.
« Cette année, ce combat est encore plus d’actualité »
Le même type de provocation réactionnaire se prépare du côté du collectif pro-Israël Nous Vivrons, qui entend venir à la marche pour pouvoir ensuite accuser les féministes pro-palestiniennes d’antisémitisme, comme il le fait depuis plus de deux ans. Nous Vivrons est un soutien inconditionnel de la colonisation et de l’oppression du peuple palestinien, qui harcèle la gauche et les anticolonialistes, il n’a rien à faire dans nos manifestations.
Ce 8 mars, nous, organisations, collectifs et militant-es féministes et LGBTI, appelons à refuser de façon unitaire la présence de forces réactionnaires qui défendent le racisme, l’islamophobie et le génocide en Palestine dans nos cortèges. Nous défendons un féminisme antifasciste, antisioniste et antiraciste, un féminisme qui se bat contre notre impérialisme et contre la course à la guerre. Dans le contexte actuel de répression de l’antifascisme et alors que les procès des soutiens de la Palestine continuent à s’enchaîner, il est primordial de le réaffirmer !
Il y a un an, le ministre de l’Intérieur avait tenté d’interdire la manifestation parisienne féministe radicale de nuit avant de chercher à imposer la présence de Némésis et Nous Vivrons dans nos cortèges le lendemain. Le 8 mars, toutes les organisations de la manifestation féministe parisienne avaient cependant décidé de ne pas défiler avec Némésis et Nous Vivrons. Malgré une répression sans précédent pour un rassemblement féministe et de multiples charges policières, notre unité nous a permis d’obtenir une importante victoire politique en obtenant que ces deux collectifs ne marchent pas avec nous.
Cette année, ce combat est encore plus d’actualité. Il est la condition pour un 8 mars qui refuse toute tentative de récupération réactionnaire par l’extrême droite ou le fémonationalisme, qui reconnaît que les attaques contre les droits des femmes sont le fait d’un système d’oppression et d’exploitation à renverser, qui affirme que la solidarité inconditionnelle du mouvement féministe avec les peuples palestinien, iranien, kurde, ainsi qu’avec tous les groupes opprimés, est la condition essentielle pour défendre nos droits et nos libertés et en arracher des nouveaux. À l’heure d’une attaque historique contre l’Iran, justifiée notamment par une propagande sur la libération des femmes et du peuple iranien, le mouvement féministe a le devoir de s’opposer à l‘offensive impérialiste des États-Unis et d’Israël au Moyen-Orient !
Nous appelons à refuser la présence de forces réactionnaires qui défendent le racisme, l’islamophobie et le génocide en Palestine dans nos cortèges.
Face à un gouvernement dont les politiques pavent la voie à l’extrême droite, ce 8 mars, défendons un féminisme qui se dresse contre les violences patriarcales, contre le gouvernement qui protège les riches et réprime les populations immigrées et racisées, contre les politiques qui privent des millions de personnes de soins, de logement, de vie digne et épanouie. Il ne peut y avoir de féminisme qui hiérarchise, qui reproduit les oppressions du patriarcat, du capitalisme, de l’impérialisme, qui ne lutterait pas pour l’égalité, la libération et l’autodétermination des corps et des peuples.
Ce 8 mars, il nous faudra dénoncer les violences patriarcales et celles faites aux enfants, défendre la libération totale de la Palestine, revendiquer la liberté de circulation et la régularisation de toutes les personnes sans papiers, et exiger des investissements massifs dans les services publics. Rendez-vous le 8 mars dans la rue, afin de le crier haut et fort : fémonationalistes et sionistes, hors de nos manifs féministes !
Personnalités signataires
Adèle Haenel, actrice
Anasse Kazib, cheminot, porte-parole de Révolution Permanente
Ariane Anemoyannis, porte-parole du Poing Levé
Arnaud Saint-Martin, député La France Insoumise
Assa Traoré, fondatrice du comité pour Adama
Bérenger Cernon, député de l’Essonne, la France Insoumise
Catherine Samary, chercheure en économie politique
Clément Sénéchal, essayiste
Corinne Masiero, comédienne
Daisy Letourneur, autrice et militante transféministe
Elsa Deck Marsault, militante
Elsa Marcel, avocate et porte-parole de Révolution Permanente
Fanny Gallot, historienne
Frank Barat, Producteur
Françoise Vergès, autrice, militante féministe décoloniale antiraciste
Gwen Fauchois, ex-vice-présidente d’Act Up-Paris
Jean-François Coulomme, député de la Savoie La France Insoumise
Jules Falquet, philosophe
Karen Erodi, députée du Tarn, La France Insoumise
Laura Varlet, cheminote, SUD Rail
Lexie Agresti, militante
Lou Trotignon, humoriste
Lumi, vidéaste
Léane Alestra, essayiste et cofondatrice de Problematik
Makis Solomos, Professeur de musicologie, université Paris 8
Manès Nadel, ancien président de l’Union syndicale lycéenne
Marie Coquille-Chambel, doctorante
Matthieu Renault, enseignant-chercheur, Université Toulouse – Jean Jaurès
Mathieu Rigouste, chercheur indépendant en sciences sociales
Maud Royer, cofondatrice du journal Parti des femmes
Mimi Aum Neko, présidente de ACCEPTESS-T
Mona Chollet, autrice
Morgan N. Lucas, auteur et psy engagé
Muzna Shihabi, autrice palestinienne
Nacira Guénif, professeure, Université Paris 8
Nargesse Bibimoune, militante
Nicolas Framont, auteur
Niléane Dorffer, présidente de l’association Toutes des Femmes
Océan, auteur et comédien
Paul B. Preciado, philosophe
Pierre Stambul, coprésident de l’Union juive française pour la paix (UJFP)
Robert Guédiguian, réalisateur
Samir Benyoucef, humouriste
Sande Thommen, auteur-illustrateur
Sasha Yaropolskaya, militante et porte-parole Du pain et des roses
Sihame Assbague, journaliste indépendante et militante antiraciste
Stefano Palombarini, économiste
Tal Madesta, journaliste et auteur
Thierry Schaffauser, travailleur du sexe et syndicaliste
Victoire Tuaillon, autrice et podcasteuse
Virginie Despentes, écrivaine
Yosha Iglesias, joueuse d’échecs
Organisations signataires
1001 queer
Association Handi-Social
Association Waves Of Freedom France
ATTAC Rennes
Bloquons Tout Fontenay-sous-Bois
CFSSD (Collectif des Femmes de Strasbourg Saint Denis)
Collectif Arc en cielles, Strasbourg
Collectif Contre l’Islamophobie de Strasbourg
CFSSD (Collectif des Femmes de Strasbourg Saint Denis)
Collectif des Frigos contre les expulsions
Collectif féministe La Grenade, Metz
Collectif lillois de luttes féministes
Collectif Vietnam Dioxine
Collective Trans En Finistère Sud CTEFS
Comité pour Adama
Du Pain et Des Roses
EuroPalestine
Extinction Rebellion Idf
Extinction Rebellion Nice
FASTI (Fédération des Associations de Solidarité avec Tou-tes les Immigré-es)
feminist4jina.paris
Fédération SUD Collectivités Territoriales
Fédération Syndicale Étudiante
Féministes Révolutionnaires
Groupe d’Action Féministe de Rouen (GAF)
Guerre à la guerre
Génération Panasiatique
Je suis féministe ! Nancy
KESSEM juives féministes decoloniales
La Pride des banlieues
Le Poing levé
Les Degommeuses
Les Mariannes Anonymes
Les Ourses à Plumes
Ligue de la jeunesse révolutionnaire
M.E.U.F. (Mouvement Étudiant Universel Féministe), Bordeaux
M8M Marseille 8 Mars
Mouvement des mères isolées
Mouvement National Lycéen (MNL)
#NousToutes
Nous Toutes 01
Nous Toutes 31
Nous Toutes 35 Rennes
Nous Toutes 68
Nous Toutes Paris Nord
Nous Toutes Rouen
NoustouStes 93 antiraciste
NousToutes33
Outrans
Palestinian Feminist collective
Peaux Noires Ligne Rouge
Pour une Ecologie Populaire et Sociale (PEPS)
Représentrans
Révolution féministe Versailles
Révolution permanente
Révolution Écologique pour le Vivant
Samidoun Paris Banlieue
Section SNESUP-FSU de l’université Savoie Mont Blanc
Soulèvements de la terre Île de France
Sud CT 93 – section syndicale de la mairie de Saint-Denis
Sud Rail Paris Nord
Sud Rail PRG
SUD éducation Paris
Survie Paris Île de France
Syndicat National des Artistes Plasticien·nes-CGT (SNAP)
Toutes des femmes
Tsedek, collectif juif décolonial
UJFP (Union Juive Française pour la Paix)
Union communiste libertaire
URC (Union pour la Reconstruction Communiste)
Urgence Palestine
Voix deterres
Young Struggle
Zora Paris