Salle de classe dans une école de l’est de Nantes. Photo : Académie de Nantes
Le 5 mai dernier, un animateur périscolaire d’une école du 11e arrondissement de Paris comparaissait devant un tribunal correctionnel. Il est accusé de harcèlement sexuel sur neuf écolières de classe primaire et d’agressions sexuelles sur trois d’entre elles. Comme le rapportent les médias nationaux, ce procès ouvre « une longue série » judiciaire, alors qu’un scandale secoue depuis plusieurs mois les écoles de la capitale.
Depuis le début de l’année 2026, 78 agents de la ville de Paris ont été suspendus, dont la moitié pour des soupçons de violences sexuelles. Son nouveau maire, le socialiste Emmanuel Grégoire, s’est emparé du sujet dès son élection et a annoncé un grand plan d’action afin de prévenir ces violences. Des collectifs de parents se mobilisent aussi, partout en France, pour recueillir des témoignages, dénoncer ces violences et appeler les pouvoirs publics à agir, à l’instar de #MeTooEcole ou de SOS périscolaire.
Convaincue que la ville de Paris n’est pas un cas isolé, l’équipe de Mediacités enquête sur les violences à l’école et dans le périscolaire à Nantes et alentours. Avec un précédent médiatisé dans la métropole : le 22 janvier dernier, le tribunal correctionnel de Nantes a condamné à six ans de prison un animateur périscolaire de Rezé, pour faits d’agressions sexuelles commis sur 12 enfants entre 2017 et 2019.

Mediacités fait appel à vous
Pour enquêter sur les faits de violence en milieu scolaire et périscolaire, et sur leur prise en compte par les autorités, Mediacités fait appel à vous. Que vous soyez concerné directement ou indirectement, si vous avez connaissance d’agissements répréhensibles ou d’agressions physiques ou sexuelles sur des mineurs dans des structures scolaires ou périscolaires situées dans la métropole nantaise, vos témoignages peuvent nous être utiles pour documenter le phénomène.
Au‐delà des faits en eux‐mêmes, Mediacités s’intéresse à la façon dont les communes, qui gèrent les écoles maternelles et primaires, et les associations ou structures associées (comme Léro Lagrange, pour la ville de Nantes) réagissent aux cas de violences signalés. Dans quelle mesure les moyens mobilisés pour prévenir ces faits sont‐ils ou non suffisants ? Comment travaillez‐vous au sein de ces structures ? Comment votre enfant ou un enfant de votre entourage a‑t‐il été pris en charge après le signalement de faits ?
Vous pouvez choisir de nous envoyer un témoignage anonyme (mais avec, si possible, une localisation précise nous permettant de vérifier les faits rapportés). Chacun de vos messages sera lu attentivement par nos journalistes qui pourront, si vous l’acceptez, vous recontacter pour les besoins de l’enquête.
