Published on 16 janvier 2026

4 min

Pression des agriculteurs sur le Parlement européen contre l’accord UE-Mercosur mardi 20 et mercredi 21 janvier

#Communs #Pouvoirs

Mardi 20 janvier, à Strasbourg, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs iront jusqu’au Parlement européen pour protester contre l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, désormais approuvé par une majorité d’États-membres.

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La FNSEA et les JA devant le Parlement européen le 12 mars 2024.

Mardi 20 janvier, à Strasbourg, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs iront jusqu’au Parlement européen pour protester contre l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, désormais approuvé par une majorité d’États-membres.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, doit se rendre au Paraguay samedi 17 janvier pour signer cet accord commercial contesté par les agriculteurs français. Et la colère ne faiblit pas. Le 20 janvier, la Fédération des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et les Jeunes Agriculteurs (JA) promettent « une grosse mobilisation », selon Yohann Lecoustey, directeur de la FDSEA du Bas-Rhin. « Elle sera soutenue par la Copa-Cogeca [un lobby représentant les intérêts des agriculteurs européens] et des syndicats de toute l’Europe seront présents », ajoute-t-il.

Tracteurs par centaines

Plusieurs cortèges défileront, à commencer par les tracteurs qui occuperont le trafic routier mardi matin sur les principaux axes vers Strasbourg. « L’objectif, c’est que les tracteurs se mettent en place vers 8h30 puis défilent entre 11h et midi à Strasbourg. Dans le Bas-Rhin, on attend entre 400 et 500 véhicules, auxquels s’ajouteront 200 à 300 arrivant du Haut-Rhin. On aura aussi quelques Lorrains qui seront là », estime Laurent Fischer, secrétaire général de la FDSEA 67.

Selon lui, des perturbations sont à prévoir sur la N1083 de Sélestat à Fegersheim au sud, sur la A4 à partir de Brumath au nord, sur la A35 dans les environs de Strasbourg, et sur la N4 depuis Wasselonne et Marmoutier. À l’arrivée au Parlement européen, prévue vers 12h30, les tracteurs veulent stationner au milieu des boulevards qui entourent le bâtiment Louise Weiss.

Des délégations de chaque pays européen

Des délégations venues d’autres départements français doivent se déplacer en bus jusqu’à Strasbourg. Sans oublier « trois grosses délégations, respectivement d’agriculteurs italiens, belges et polonais, et un petit groupe de quasiment chaque pays européen ». Les bus seront garés rue Jacques-Kablé.

Les responsables syndicaux souhaitent réunir tout le monde devant l’institution pour le vote quotidien de la session plénière, qui débute à midi. Laurent Fischer rappelle l’effet politique attendu :

« Nous on veut que la saisine soit prise par le Parlement européen pour bloquer tout le processus pendant les 18 mois qui viennent. On ira jusqu’au bout de ce qu’on peut faire. Sinon, on fera le tour dans les supermarchés pour voir s’il y a des produits qui viennent d’Amérique du Sud. Mais ça, c’est la prochaine étape. »

Vote des députés le 21 janvier

Les agriculteurs prévoient de rester devant le Parlement européen le lendemain, mercredi 21 janvier, alors que les députés européens trancheront effectivement sur une éventuelle saisine de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). L’objectif d’une telle procédure serait de vérifier que l’accord est compatible avec les traités européens. Surtout, un recours auprès de la CJUE interromprait le vote du texte par le Parlement européen, le temps de son examen par les juges. La durée moyenne des procédures de la CJUE s’élevait à près de 18 mois en 2024.

Côté français, l’Assemblée nationale a rejeté, mercredi 14 janvier, les deux motions de censure déposées respectivement par La France insoumise (LFI) et le Rassemblement national (RN). Les deux groupes parlementaires souhaitaient rebondir sur le dépit du milieu agricole français. Mais ni les groupes du « socle commun », ni le Parti socialiste, n’ont pris part au vote. Une motion de censure doit recueillir 289 votes pour être adoptée.

L’agitation politique a repris dès le vendredi 9 janvier au niveau national, après qu’une majorité d’États-membres ont donné leur accord à la Commission européenne pour la signature du traité. L’opposition de la Pologne, l’Autriche, la Hongrie, l’Irlande, et la France, n’ont pas suffi à réunir une minorité de blocage.

Written by Carl Lefebvre

Published on 16 janvier 2026

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