La droite alsacienne garde Haguenau, Colmar et Sélestat mais perd Mulhouse au profit d’un candidat centriste. L’extrême droite échoue à s’emparer de Wissembourg mais s’implante à Wittelsheim.
Le Rassemblement national aux commandes à Wittelsheim
L’Alsace aura finalement une commune gérée par le Rassemblement national. Alors que tout le monde craignait que Wissembourg ne tombe à l’extrême droite, c’est finalement à Wittelsheim, entre Mulhouse et Cernay, que c’est arrivé. Certes, Wittelsheim vote régulièrement à l’extrême droite aux derniers scrutins nationaux mais la commune doit aussi ce résultat aux trois listes de droite qui se sont maintenues sans s’unir malgré un Rassemblement national arrivé en tête au premier tour… La liste menée par Raphaëlle Shober n’a obtenue que 17 voix de plus que celle du maire sortant.
Mulhouse raflée par un candidat centriste
Arrivé second derrière la maire sortante de droite au premier tour, l’écologiste Loïc Minery croyait en ses chances de devenir maire de Mulhouse. Mais c’est finalement une alliance gagnante entre Lara Million et Frédéric Marquet, ancien « manageur du centre-ville » de Mulhouse, qui a permis à ce dernier de l’emporter dimanche 22 mars. À noter qu’Annouar Sassi a réuni 4 852 voix, une performance inédite pour un candidat indépendant dans une grande ville.
Éric Straumann garde Colmar
Le maire de Colmar, Éric Straumann, ne s’attendait pas à devoir subir un deuxième tour pour être réélu. Mais Yves Hemedinger, son rival de droite, lui a quand même imposé et il n’a terminé qu’à un peu plus de mille voix derrière le maire sortant. Les prochains conseils municipaux colmariens risquent d’être animés étant donné les tensions qui existent entre ces deux élus.
Pas de surprise à Haguenau ni à Sélestat
La droite alsacienne reste solidement implantée à Sélestat, une ville qui a connu des municipalités de gauche. Mais après trois mandats de Marcel Bauer, c’est Denis Digel qui s’est largement imposé dimanche 22 mars avec 53,5% des suffrages exprimés. Il devance de 2 200 voix sur 14 000 inscrits la candidate de l’union de la gauche, Caroline Reys (24,3%).
À Haguenau, Claude Sturni garde la mairie haut la main. Il termine le second tour avec 51,6% des suffrages soit 5 794 voix, devant Armand Marx (2 870 voix, 25,5%). La liste de gauche emmenée par Frédéric Staut n’a recueilli que 12,5% des suffrages (1 403 voix).
Un écologiste de retour à Kaysersberg
L’écologiste Henri Stoll est de nouveau maire de Kaysersberg. Il avait démissionné en 2016 après avoir fusionné la commune avec deux de ses voisines, Kientzheim et Sigolsheim, en 2015. À 70 ans, il redevient maire de la commune fusionnée avec 41,88% des suffrages, devant la maire de droite sortante Martine Schwartz (38,95%). Avec la réélection de Noëllie Hestin à Sainte-Marie-aux-Mines, Kaysersberg est la deuxième commune écologiste du Haut-Rhin.