Premier conseil métropolitain sous la présidence de Véronique Sarcelli (Grand Coeur Lyonnais). Vice-presidents.
La présidente de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli (LR), a dévoilé la liste des délégations confiées à 25 vice-présidences. Elle opte pour une organisation en six principaux pôles, et confie à Jean-Michel Aulas le rayonnement, les partenariats métropolitains, l’innovation et les grands projets.
L’exécutif est désormais connu. À la suite de son élection à la Métropole de Lyon, jeudi 26 mars, Véronique Sarselli a dévoilé les délégations de ses 25 vice-président·es.
L’ancienne maire Les Républicains de Sainte-Foy-lès-Lyon a fait le choix d’organiser ses services en six pôles : Stratégie financière ; Transitions et Aménagement ; Mobilités, Infrastructures et Sécurité ; Économie ; Solidarité et Service aux habitants.
Premier vice-président, Jean-Michel Aulas aura la charge du rayonnement, des partenariats métropolitains, de l’innovation et des grands projets. Une délégation toute neuve, presque taillée pour lui mais dont le périmètre est encore assez flou. En amont du conseil municipal de Lyon vendredi 27 mars, « JMA » avait précisé avoir « demandé à avoir des responsabilités extrêmement larges », et surtout un poste qui lui permette d’avoir du poids sur la Ville de Lyon qu’il convoitait originellement.
Retrouvez ici les têtes des nouveaux vice-présidents à la Métropole de Lyon.
Trombinoscope Métropole de Lyon : des points communs entre les deux exécutifs
Malgré l’ambition affichée d’une équipe faisant la part belle à la société civile, ces derniers ne sont pas ultra-majoritaires dans ce nouvel exécutif (loin de là). On compte ainsi cinq sociétés civiles — dont deux ayant déjà fait de la politique — chez les VP. Comme nous vous l’avions déjà raconté, on retrouve aussi 13 maires, dont la plupart issus du parti Les Républicains (10 LR au total).
Sans surprise, le pôle Économie est placé assez haut dans ce nouvel exécutif, avec un vice-président délégué à l’économie en n°3, quand Jean-Michel Aulas aura un poste en charge du « rayonnement » et des « partenariats métropolitains » et des « grands projets ». Pour rappel, Émeline Baume était en charge des questions économiques sous le précédent mandat, avec un poste de première VP.
Côté mobilités, le maire de Saint-Priest Gilles Gascon (LR) se retrouve à la même place qu’occupait Jean-Charles Kohlhaas (la nᵒ 5). Il sera intéressant de voir la place qu’il prendra au sein de l’autorité organisatrice des transports, le Sytral. De même, la culture reste (approximativement) au même rang en termes de priorité. Laure Cédat est ainsi la 8ᵉ vice-présidente en charge de la culture, quand Cédric Van Styvendael était en 7ᵉ position. Même constat pour la délégation à l’Agriculture qui reste au même niveau dans le tableau (17ᵉ avec Bastien Joint, contre 15ᵉ avec Jérémy Camus sous le précédent mandat).
Différentes places, et différentes priorités
Les gros changements par rapport au précédent exécutif (outre les têtes de l’exécutif) ? Les questions de santé et « d’accès au soin », avec la maire de Décines, Laurence Fautra, remontent à la deuxième position.
Un poste dédié à « la sécurité » est aussi créé et sera dirigé par le maire de Bron, Jérémie Bréaud (LR). Une nouveauté, le terme n’apparaissant pas dans le précédent exécutif. Pour rappel : Véronique Sarselli a axé une partie de sa campagne sur la création d’une police métropolitaine et d’un hôtel de police, bien que cette compétence ne soit pas (initialement) du ressort de cette méga collectivité qu’est la Métropole de Lyon.
Question logement, il faut aller plus bas dans l’exécutif. Le maire de Rillieux, Alexandre Vincendet (Horizons), hérite de l’Habitat et du renouvellement urbain (15ᵉ position) et la maire de Francheville, Claire Pouzin, de « l’offre de logement », à la 20ᵉ place.
En comparaison, Renaud Payre était 3ᵉ VP en charge de l’habitat, du logement social et de la politique de la ville sous le précédent mandat. Dans la même logique, la protection de l’enfance arrive en 22ᵉ position, avec l’ancienne maire de Saint-Fons, Nathalie Frier, quand Lucie Vacher (Les Écologistes) occupait le poste de 8ᵉ VP (déléguée à l’enfance, à la famille et à la jeunesse) sous le précédent mandat.
