Les élus de la gauche unie arrivent ensemble au premier conseil municipal de la Ville de Lyon. ©MP/Rue89Lyon
Vendredi 27 mars, le premier conseil municipal de la mandature a réélu Grégory Doucet et 21 adjoints à la Ville de Lyon. La moitié de l’exécutif est renouvelée par rapport au mandat précédent et laisse une plus large part aux partenaires des écologistes, à l’image de la coalition de gauche qui a porté Grégory Doucet lors de la campagne des municipales.
Le printemps est de retour et Grégory Doucet (Les Écologistes) en a profité pour rafraîchir son exécutif. Réélu à la tête de la Ville de Lyon vendredi 27 mars par le conseil municipal, celui-ci a présenté une liste de 21 adjoint·es et de trois conseillers délégués, qui ont également été élus.
Parmi les adjoints, seulement 10 étaient déjà en poste lors du précédent mandat, parmi lesquels huit écologistes, un membre de l’Après et une membre de Génération.s.
Quatre ont été reconduits dans leurs délégations (parfois légèrement remaniées) : Stéphanie Léger à l’Éducation, Gautier Chapuis à l’Adaptation de la ville au changement climatique, Julie Nublat-Faure aux Sports et Sylvie Tomic à la Lutte contre les discriminations. Les autres se sont vus attribuer un nouveau portefeuille.
Des écologistes promus parmi les nouveaux adjoints à Lyon
Dans les nouvelles têtes, on retrouve des Écologistes qui ont pris des responsabilités politiques durant le mandat précédent et se sont retrouvés promus dans l’exécutif de la mairie centrale : Antoine Jobert, co-secrétaire des Écologistes de Lyon depuis 2024, ex-adjoint à la sécurité dans le 9ᵉ arrondissement, devient 18ᵉ adjoint à l’Urbanisme et l’Habitat.
Philomène Récamier, coprésidente du groupe des Écologistes à la Ville de Lyon, responsable des élus d’arrondissement lors du précédent mandat, et ex-adjointe à la Culture dans le 3ᵉ arrondissement, devient adjointe à la Culture.
Elle reprend une délégation majeure, confiée à Nathalie Perrin-Gilbert (divers gauche) lors du précédent mandat, avant que cette dernière ne soit écartée par le maire de Lyon et que la Culture ne soit donnée à Audrey Hénocque, malgré son portefeuille déjà conséquent.
À l’inverse, en fin de mandat dernier, certains adjoints avaient appris dans la presse que Grégory Doucet ne souhaitait pas les renouveler dans son exécutif. C’était notamment le cas de Mohamed Chihi, adjoint à la Sécurité, qui avait dû faire face à de nombreuses crises et polémiques durant le mandat avec cette délégation sensible.
D’autres ont choisi de leur plein gré de ne pas renouveler l’expérience. En 2020, nombre d’Écologistes étaient novices en politique lors de leur arrivée, presque surprise, en responsabilité et pour beaucoup issus de la société civile.
Des partenaires de la gauche unie beaucoup plus nombreux
Dans l’exécutif élu vendredi 27 mars, on retrouve douze adjoints qui ne font pas partie des Écologistes, mais d’autres partis et mouvements de gauche. Les socialistes obtiennent quatre délégations, notamment la Sécurité pour Philippe Prieto, la Santé pour Touria Mahjoubi et les Services publics pour Rémi Cadoret.
Les Solidarités reviennent à Bruno Couturier, membre de Voix Commune !, mouvement lancé par Renaud Payre (divers gauche). Place Publique obtient deux délégations : la Petite enfance pour Lisa Gauthier, et les Relations internationales pour Christophe Jacquemain.
Les communistes font leur retour au conseil municipal central et emportent du même coup deux délégations, dont le poste de 4ᵉ adjoint pour Augustin Pesche, responsable du PCF Lyon. Il s’occupera des Jeunesses et de l’Éducation populaire. Aline Guitard obtient quant à elle la délégation Mémoire, cultes, laïcité, anciens combattants et dénomination de l’espace public. Elle aura notamment la charge de poursuivre les travaux entamés sur le précédent mandat pour changer les dénominations de certaines rues ou places. Elle est déjà ciblée par un collectif nommé « Non à la débaptisation de la Bugeaud » qui craint l’action de cette militante communiste de longue date du plateau.
Un renouvellement de l’exécutif qui laisse entrevoir les nouveaux équilibres politiques au sein de la majorité. Presque hégémoniques sur le précédent mandat, tant en nombre d’adjoints que de conseillers municipaux, les Écologistes vont cette fois devoir déterminer leurs orientations avec le reste de leurs partenaires. Poussés, sur leur gauche par la France insoumise. Une opposition absente lors du précédent mandat.
