Une nouvelle mobilisation en soutien à la Palestine est organisée samedi 19 octobre à 15h sur la place Jean Macé. ©
Le collectif de soutien au peuple palestinien du Rhône appelle à une manifestation, ce jeudi 16 avril, premier jour du début de travail parlementaire sur la loi Yadan. Le rendez-vous est donné à 18 h, devant le Palais de Justice des 24 colonnes (Lyon 5ᵉ).
Pour protester contre « la criminalisation du soutien à la Palestine », en référence à la « loi bâillon Yadan », le collectif de soutien au peuple palestinien du Rhône appelle à une manifestation à Lyon, jeudi 16 avril. Elle aura lieu à 18 h, devant le palais de Justice des 24 colonnes (Lyon 5e).
La date n’a pas été choisie par hasard. Le 16 avril correspond au premier jour d’examen de la loi Yadan, à l’Assemblée nationale. Présentée une réforme visant à lutter « contre les nouvelles formes d’antisémitisme », ses détracteurs voient un danger pour la liberté d’expression.
« Ce projet de loi qui entrave la liberté d’expression et le droit de critiquer l’État d’Israël a vu se lever contre lui une large mobilisation », dénonce le collectif dans leur communiqué. Une pétition circule pour que les député·es votent contre cette loi. Avec près de 700 000 signatures, elle a dépassé le seuil ouvrant la voie à un potentiel débat parlementaire à l’Assemblée.
Manifestation en soutien à la Palestine à Lyon jeudi 16 avril
Cette mobilisation s’inscrit aussi dans le cadre de la journée internationale de solidarité avec les prisonnier·ères politiques, le 17 avril. À Lyon, si le rassemblement est prévu la veille, jeudi 16 avril, il sera l’occasion pour le collectif de rappeler sa ferme opposition aux conditions de détention des prisonnier·ères palestinien·nes.
« Depuis le début du génocide, le système pénitentiaire israélien s’est transformé en un laboratoire de cruauté calculée », dénonce Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations unies, dans un nouveau rapport au Conseil des droits de l’homme. Aujourd’hui, « le nombre de Palestiniens dans les prisons de l’occupation israélienne a atteint plus de 9 600 prisonniers », fait savoir le collectif.
Est aussi mis en cause une loi, adoptée par la Knesset (le parlement israélien) le 30 mars dernier, instaurant « la peine de mort pour les terroristes ». Introduite par l’extrême droite israélienne, soutenue par le premier ministre du pays, Benyamin Nétanyahou, cette loi ne s’appliquera dans les faits qu’aux palestinien·nes.
De l’Association pour les droits civils en Israël (Acri), en passant par le Haut-Commissaire de l’ONU, les dénonciations d’un « apartheïd de la peine de mort » du fait de cette loi se multiplient. Le collectif espère bien faire entendre sa voix face à cette injustice.
