Published on 30 avril 2026

2 min

Le Conseil d’État confirme la dissolution du collectif antifasciste La Jeune Garde

#Pouvoirs #Libertés

Jeudi 30 avril, le Conseil d’État a rejeté le recours de la Jeune Garde. Ce groupe antifasciste créé à Lyon en 2018 contestait sa dissolution, décidée par le gouvernement en juin 2025.

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La jeune garde lors du cortège du 1er-Mai. ©SG/Rue89Lyon.

Jeudi 30 avril, le Conseil d’État a rejeté le recours de la Jeune Garde. Ce groupe antifasciste créé à Lyon en 2018 contestait sa dissolution, décidée par le gouvernement en juin 2025.

La décision était très attendue. Jeudi 30 avril, le Conseil d’État a rejeté le recours en annulation déposé en août 2025 contre le décret de dissolution de la Jeune Garde. La plus haute juridiction administrative du pays a estimé dans sa décision que le groupe « a mené et incité à commettre des agissements violents de confrontation et d’exclusion physique de l’espace public ». Il lui est aussi reproché sa non-contestation et son soutien à des « actions violentes sur les réseaux sociaux ».

Pour rappel, le collectif antifasciste a été créé en 2018 en réaction à l’augmentation des violences, des dégradations et des attaques liées aux groupuscules d’extrême droite lyonnais. Il assumait un antifascisme sur deux jambes : porter le combat contre l’extrême droite dans le débat public et faire face physiquement à la violence des groupuscules néofascistes ou identitaires.

En juin 2025, un décret pris en Conseil des ministres et annoncé par le ministre de l’Intérieur de l’époque, Bruno Retailleau (LR), statuait sur sa dissolution. Divers faits de violences, survenus entre 2023 et 2025, à Lyon, Strasbourg et Paris, motivaient la décision de dissoudre le collectif.

Soutenu par les milieux militants de gauche, le groupe antifasciste avait dès lors formé un recours en vue de contester la décision. En 2025, la manifestation du 1er-Mai s’était même élancée sur fond de solidarité avec la Jeune Garde, alors menacée de dissolution.

Un groupement au cœur « d’actions violentes » pour le Conseil d’État

L’avenir du collectif était déjà mal engagé depuis l’audience des conclusions du rapporteur public, le 3 avril 2026. Ce dernier avait requis le rejet du recours, reprochant au groupe de s’être « transformé en une sorte de milice ».

Plusieurs membres du collectif sont par ailleurs visés par une enquête judiciaire depuis la mort du militant néofasciste Quentin Deranque à Lyon. Certains mis en examen sont des proches du député de La France insoumise (LFI), et fondateur de la Jeune Garde, Raphaël Arnault. Même si ces faits sont « inopérants, car postérieurs à la dissolution », le rapporteur public avait considéré qu’ils « éclairaient les faits passés ».

Written by Valentin Meunier

Published on 30 avril 2026

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