Published on 16 septembre 2026

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Le média d’extrême droite « Frontières » veut jouer les infiltrés

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Capture écran du site L’Infiltré

Frontières veut « infiltrer » les politiques et les journalistes. Le 29 septembre, Frontières lance un nouveau journal en ligne. Son nom : L’Infiltré. Le média d’extrême droite promet des « investigations », « entre 20 et 25 informations exclusives hebdomadaires » pour ses abonné·es. Les cibles : les politiques, les journalistes. Autre promesse affichée sur le site internet de lancement : « Des sources. Des documents. Des conversations. Des recoupements. » Exactement tout ce qui manque à Frontières. Pour rappel, son fondateur, Erik Tegnér, a été condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir divulgué les données personnelles d’avocats spécialisés en droit des étrangers.

Sur le même sujet : Les « journalistes » de « Frontières » sont-ils vraiment journalistes ?

Il a fait appel de cette décision. Le rédacteur en chef de L’Infiltré est Jules Torres, journaliste au JDD, 26 ans seulement et déjà une belle carrière de propos problématiques sur CNews. En mai 2026, par exemple, il accuse sans aucun élément le maire de Stains, Azzédine Taïbi, d’avoir laissé « gangrener » sa ville par « des mosquées radicales » et « le narcotrafic ». Pour assurer le financement de l’hebdo, derrière L’Infiltré il y a Vincent Bolloré. Début septembre, la société Lagardère Media News, au cœur de la galaxie Bolloré, a acquis 25 % des parts de Frontières.

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Written by Politis

Published on 16 septembre 2026

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Par Virgil Bauchaud

C’est le gros dossier médiatique de ce mois de septembre : l’arrivée sur France Inter de Charles Sapin, nouveau numéro 2 du magazine d’extrême-droite Valeurs Actuelles. Questionnements sur le pluralisme, sur la liberté d’expression et sur les assauts contre l’audiovisuel public : Arrêt sur images y consacre son émission hebdomadaire.

 

Plutôt qu’un outil de surveillance de masse, la technologie peut-elle être utilisée pour former une “démocratie technique” ? C’est la porte entrouverte par Irénée Régnauld. Dans un entretien à Politis, l’essayiste et sociologue “refuse de partir du postulat que c’est la faute de la technique”.

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« La technologie n’est pas intrinsèquement fasciste »

Published on 17/09/2026 à 13:44

7 min

Irénée Régnauld est doctorant en sociologie à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et cofondateur de l’association technocritique Le Mouton numérique. Dans son précédent livre, Une histoire de la conquête spatiale. Des fusées nazies aux astrocapitalistes du New Space (La Fabrique, 2024), écrit avec le sociologue des sciences et député LFI Arnaud Saint-Martin, […]