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Vous la sentez cette érosion progressive de nos libertés ? Pas un jour ne passe sans que les médias de La Presse libre ne racontent les restrictions nouvelles qui s’imposent dans notre espace démocratique. Dans la même veine que le rapport parlementaire de Charles Alloncle qui vise à mettre au pas l’audiovisuel public, l’extrême droite a obtenu une autre victoire, racontée par Arrêt sur images. Le Centre national du cinéma et de l’image animée a mis fin aux aides destinées aux créateurs·trices de contenu suite à une polémique montée de toutes pièces par l’extrême droite qui s’est ensuite traduite par du harcèlement en ligne sur ses agents. Les militant·es aussi font face à une répression accrue. Les parquets font montre d’une célérité certaine pour lancer les poursuites. En témoignent par exemple l’affaire des anti-pub lyonnais que chronique Rue89 Lyon. Pour avoir remplacé des publicités proposées par JC Decaux, ils et elles sont sous la menace de trois mois de prison avec sursis pour dégradation de biens d’autrui. Et ce, alors même que l’entreprise a estimé son préjudice « minime » : 460 euros.
Bien plus brûlante encore est l’affaire du 8 décembre, en ce moment rejugée en appel et disséquée par Politis. Le parquet national antiterroriste entend appliquer à des militant·es d’extrême gauche le concept d’association de malfaiteurs terroriste pensé contre le terrorisme islamiste. Des évocations de s’en prendre à des policiers - captées par des écoutes - mais ni groupe organisé ni de projet précis et pourtant, les prévenu·es risquent de la prison ferme. « La justice antiterroriste en vient à essayer de sonder les cerveaux et les cœurs », regrette La Quadrature du net, venue au soutien. Depuis des années, cette association se bat contre les lois qui accroissent les mesures de surveillance comme l’accès des services de renseignement aux messageries cryptées, à nouveau mise sur la table parlementaire, comme le rapporte Next. Avec, parmi ses arguments, la peur que ces outils tombent entre de mauvaises mains. |
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Publié le 11 mai 2026
•Prisme : La lente érosion de nos libertés
Chaque samedi matin, retrouvez la revue de presse de Jean-Marie Leforestier et d'autres rendez-vous dans Prisme.
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Bonjour 👋
Voici l'édition du 27 juin ▼
Par Jean-Marie Leforestier
Les librairies se portent mal. Victimes qui plus est d'erreurs de gestion, les chaînes Decître et Furet du Nord, ont été placées en redressement judiciaire. Les 600 salarié·es de ces enseignes du groupes Nosoli sont laissé·es dans l'expectative, documente Mediacités.
Comment nos élu·es tentent-ils de prédire l'avenir ? Next décrypte le travail de la très sérieuse mission prospective du Sénat sur notre rapport à la vérité, à l'heure des "faits alternatifs" trumpiens.