Publié le 15 août 2026

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La liquidation se rapproche pour les Girondins, le club assure que le match n’est pas fini

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Le CNOSF recommande le maintien de l’exclusion des Girondins de Bordeaux des championnats nationaux. Malgré les garanties financières apportées par leurs nouveaux investisseurs, les Marine et Blanc restent provisoirement inscrits en Régional 1. Le club dénonce une décision incompréhensible et annonce vouloir épuiser tous les recours.

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Le CNOSF recommande le maintien de l’exclusion des Girondins de Bordeaux des championnats nationaux. Malgré les garanties financières apportées par leurs nouveaux investisseurs, les Marine et Blanc restent provisoirement inscrits en Régional 1. Le club dénonce une décision incompréhensible et annonce vouloir épuiser tous les recours.

Le couperet est tombé ce vendredi soir. Saisi par les Girondins de Bordeaux après leur exclusion des championnats nationaux, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a recommandé le maintien de la décision de la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG). Le conciliateur n’a donc pas retenu les arguments présentés par la délégation bordelaise lors de son audition du 5 août pour obtenir la réintégration du club en National 1.

Il ne s’agit toutefois pas encore d’une décision définitive. Comme le rappelle le club dans un communiqué publié ce samedi 15 août, l’avis du CNOSF n’est qu’une « recommandation ». C’est désormais le Comité exécutif de la Fédération française de football (FFF), seul habilité à statuer, qui doit trancher.

En attendant, Bordeaux est provisoirement inscrit dans la poule B de Régional 1 par la Ligue de Nouvelle-Aquitaine, avec une première journée programmée le samedi 29 août à Saint-Médard-en-Jalles.

Bordeaux met en avant ses garanties financières

Cette recommandation intervient malgré le changement de propriétaire intervenu fin juillet. Le 31 juillet, Gérard Lopez a cédé ses titres pour un euro symbolique à Sparta Capital et renoncé à ses créances ainsi qu’à sa clause de retour à meilleure fortune.

Les nouveaux investisseurs avaient notamment apporté les 10,6 millions d’euros demandés pour sécuriser la saison 2026-2027, régler les arriérés du précédent exercice et honorer les échéances du plan de continuation. Dans son communiqué, le club précise que cette somme a été placée sous séquestre à la Caisse des dépôts et consignations.

Bordeaux affirme également que 10 millions de dollars supplémentaires ont été déposés sur un compte dédié à la banque américaine JP Morgan. Les investisseurs se sont engagés à exécuter le plan de continuation 2025-2035 arrêté par le tribunal de commerce, notamment en réglant les 20 millions d’euros de dettes contractées auprès de clubs français et de créanciers régionaux, tout en garantissant les emplois existants.

« Le FC Girondins de Bordeaux regrette qu’un tel niveau de sécurisation financière et la rigueur budgétaire dont il a fait preuve […] n’aient pas été jugés suffisants », écrit le club, qui assure avoir parfaitement maîtrisé sa masse salariale et son budget lors de la saison 2025-2026.

« Vers la liquidation judiciaire »

La réaction bordelaise est particulièrement alarmiste. Si la FFF suivait la recommandation du CNOSF, le club estime que cette décision « mettrait un terme à l’histoire d’un club majeur du football français ». Bordeaux assure surtout qu’il serait alors privé de compétition et « se dirigerait alors vers la liquidation judiciaire, en dépit des garanties apportées pour assurer sa continuité ».

Le risque est lié au plan de continuation de la SASP FC Girondins de Bordeaux, la société qui porte l’activité professionnelle du club, dont les titres ont été cédés par Gérard Lopez à Sparta Capital le 31 juillet. En cas d’impossibilité de poursuivre son activité dans ces conditions, le commissaire à l’exécution du plan pourrait demander au président du tribunal de commerce sa résolution anticipée. Une telle procédure pourrait ouvrir la voie à une liquidation judiciaire.

Un liquidateur pourrait ensuite lancer un appel d’offres pour tenter de céder les actifs du club. Pour les Girondins, cela comprend notamment une vingtaine de marques déposées à l’INPI.

Selon L’Equipe, l’association présidée par Jean-Louis Triaud pourrait, elle, se retrouver seule face à certaines charges liées au numéro d’affiliation, dont environ 4,5 millions d’euros dus au titre de transferts étrangers et 500 000 euros d’indemnités de formation.

Un dernier recours devant le tribunal administratif

Cette menace pourrait aussi relancer les projets de reprise portés par des entrepreneurs locaux et d’anciens joueurs, qui se sont fait connaître ces derniers jours dans l’hypothèse d’une liquidation. Toujours selon L’Equipe, Bruno Fievet, ancien candidat à la reprise du club, a notamment appelé à rapprocher les différents projets autour de Jean-Louis Triaud.

Mais pour l’heure, la nouvelle direction des Girondins entend surtout se battre pour éviter ce scénario. Le club indique qu’il utilisera « l’ensemble des voies de recours à sa disposition dans les délais prévus par la loi ». Il dispose de quinze jours à compter de la notification de la proposition du CNOSF, reçue le 14 août, pour s’y opposer. Il pourra ensuite saisir le tribunal administratif dans un délai d’un mois pour contester la décision fédérale, avec la possibilité de demander un référé-suspension.

Dans son communiqué, Bordeaux rappelle également l’attachement du public au club, en citant les 26 000 spectateurs réunis en mai dernier au Stade Atlantique pour une rencontre de N1/N2, présentée comme un record historique à ce niveau en France.

« Votre “Esprit Girondin” nous oblige. Allez Bordeaux », conclut le club, qui assure que son équipe première poursuit malgré l’incertitude sa préparation avec « honneur et professionnalisme ».

Par Walid Salem

Publié le 15 août 2026

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